Un bar tabac de Deuil-la-Barre, dans le Val-d’Oise, a été fermé administrativement pour quinze jours après l’agression d’une policière municipale blessée lors d’une intervention de nuit. Un établissement déjà dans le viseur des autorités pour trafic de stupéfiants et troubles nocturnes récurrents.

Un bar du Val-d’Oise fermé après l’agression d’une policière municipale
Une policière municipale blessée en intervention, un établissement suspecté de tolérer le deal : la mairie de Deuil-la-Barre a ordonné la fermeture administrative du bar tabac des Mortefontaines pour quinze jours. La mesure a été exécutée ce dimanche matin sous escorte policière.
Une nuit d’intervention qui dégénère
Dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 avril, peu après minuit quarante, les forces de l’ordre sont appelées pour tapage nocturne dans le quartier des Mortefontaines, à Deuil-la-Barre, relate Le Parisien. À leur arrivée, les policiers municipaux découvrent une dizaine de personnes attroupées devant un bar tabac, encore ouvert en dépit d’un arrêté municipal imposant la fermeture des débits de boissons après minuit le week-end.
L’intervention vire rapidement à l’affrontement. Une policière municipale reçoit un projectile en plein visage. Légèrement blessée, elle a été placée en incapacité totale de travail pendant deux jours et a déposé plainte. Un suspect a été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue.
Fermeture administrative exécutée ce dimanche matin
Dès le lendemain, la mairie de Deuil-la-Barre engage une procédure de fermeture administrative de l’établissement pour une durée de quinze jours. Ce dimanche 19 avril au matin, une dizaine de policiers nationaux et municipaux, accompagnés de représentants de la municipalité, se sont présentés devant l’établissement pour en faire respecter la fermeture. Il appartient désormais à la préfecture du Val-d’Oise de confirmer, prolonger ou moduler cette mesure conservatoire.
Un établissement depuis longtemps signalé
Cette décision s’inscrit dans un contexte de surveillance renforcée du secteur. Depuis plusieurs mois, les riverains des Mortefontaines dénoncent des nuisances nocturnes à répétition : bruit, regroupements tardifs, stationnements anarchiques et soupçons de trafic de stupéfiants aux abords du bar.
Le 25 février dernier, une opération des CRS visant spécifiquement cet établissement avait conduit à l’interpellation d’un individu porteur de sachets de cocaïne et de barrettes de cannabis. Pour Slimann Tir, adjoint au maire chargé de la sécurité, cette arrestation illustrait une forme de « vente au comptoir », révélatrice des nouvelles modalités du deal de proximité.
La mairie affiche une politique de tolérance zéro
« Tout indique que le gérant ferme les yeux sur ce qui se passe dans son établissement », a déclaré l’élu, précisant que le propriétaire avait déjà été convoqué deux ans plus tôt pour un rappel aux règles de bon voisinage et aux obligations attachées à son commerce. « Visiblement, cela n’a pas suffi », a-t-il ajouté.
Slimann Tir se dit déterminé à ne pas laisser le quartier des Mortefontaines replonger dans les difficultés : « Nous avons beaucoup travaillé pour rétablir la tranquillité ici. Il est hors de question de tolérer que des individus s’en prennent à nos policiers municipaux. La tolérance zéro, ce n’est pas un slogan, c’est une réalité. »
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





J’ai eu echo de ventes sauvages Ă VAL D ARGENTEUIL 95, la police ne se dĂ©place plus quand du bruit empĂŞche les voisins de dormir. Je ne comprends pas pourquoi les vendeurs font du bruit quand il s’agit de « h »