Un homme de 65 ans, armé d’un fusil et retranché dans son domicile du hameau de Las Illas, a été tué par un gendarme du GIGN dans la nuit de mardi à mercredi. Le parquet de Perpignan a ouvert deux enquêtes : l’une sur les menaces et tirs du suspect, l’autre sur le tir mortel du militaire.

Un forcené abattu par le GIGN dans les Pyrénées-Orientales : deux enquêtes ouvertes
Un homme de 65 ans, armé et retranché dans son domicile du hameau de Las Illas, a été tué par un gendarme du GIGN dans la nuit de mardi à mercredi. Le parquet de Perpignan a aussitôt ouvert deux enquêtes parallèles : l’une sur les violences commises par le suspect, l’autre sur le tir mortel effectué par le militaire.
Une nuit de tensions dans un hameau isolé
Tout commence aux alentours de 2 heures du matin dans le hameau de Las Illas, une commune rurale des Pyrénées-Orientales nichée à quelques kilomètres de la frontière espagnole. Un homme de 65 ans, décrit comme « manifestement en état d’ivresse et très agité », s’en prend violemment à son voisin, avec qui il entretient depuis longtemps des relations conflictuelles, relate Le Parisien. Des tirs de fusil et des menaces de mort sont proférés. Le voisin, heureusement, n’est pas blessé.
C’est l’épouse de ce dernier qui donne l’alerte. À son appel, les gendarmes se déplacent rapidement sur les lieux. Mais la situation se crispe : l’auteur des faits s’est barricadé dans son domicile, refusant catégoriquement d’obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre.
L’intervention du GIGN
Face à l’attitude du suspect — armé, retranché et sous l’emprise de l’alcool — les gendarmes locaux font appel au Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale. Le GIGN prend en charge les négociations, mais celles-ci n’aboutissent pas. Devant l’échec du dialogue, les militaires décident de pénétrer dans le logement.
À l’intérieur, la scène bascule en quelques secondes. L’homme, allongé sur son lit aux côtés de sa compagne, se redresse brusquement dès l’entrée des gendarmes et saisit son fusil. Se sentant directement menacé, l’un des militaires fait usage de son arme de service et atteint le suspect d’une balle au thorax. Malgré l’intervention des secours, le décès est constaté quelques minutes plus tard.
Deux enquĂŞtes judiciaires ouvertes
Le procureur adjoint de Perpignan, Nicolas Brignol, a confirmé l’ouverture de deux enquêtes distinctes dès le lendemain des faits. La première vise à établir les circonstances exactes des menaces et des coups de feu tirés par le sexagénaire à l’encontre de son voisin dans le cadre du conflit de voisinage. La seconde enquête porte, elle, spécifiquement sur le tir mortel effectué par le gendarme du GIGN, conformément à la procédure systématiquement appliquée lors de toute mort provoquée par un représentant des forces de l’ordre en service.
Ces deux procédures, menées en parallèle, permettront à la justice de déterminer les responsabilités de chacun et d’examiner notamment si les conditions du recours à la force létale étaient réunies au moment de l’intervention.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Bravo au GIGN
Cet homme Ă©tait armĂ© et le gendarme Ă©tait en Ă©tat de lĂ©gitime dĂ©fense… S’il n’avait pas tirĂ© cet individu aurait blessĂ© quelqu’un, soit sa femme, soit les gendarmes…
Soutien indĂ©fectible Ă ce gendarme, au GIGN…