Quatre membres d’une même famille, originaires des Balkans, ont été condamnés par le tribunal de Tours pour une série de cambriolages commis dans 49 communes d’Indre-et-Loire entre 2023 et 2026. Les peines vont d’un an avec sursis à deux ans de prison ferme.

Indre-et-Loire : quatre membres d’une même famille condamnés pour une vague de cambriolages dans 49 communes
Un père, son fils et deux de ses neveux ont comparu devant le tribunal correctionnel de Tours pour des dizaines de vols avec effraction commis sur l’ensemble du département entre 2023 et 2026. L’affaire, instruite par la brigade de recherches d’Amboise, a abouti à des peines allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement ferme.
Une famille dans le box des accusés
Le mercredi 29 avril 2026, le tribunal correctionnel de Tours a rendu son verdict dans l’une des affaires de cambriolages en série les plus importantes jugées récemment en Indre-et-Loire. Quatre hommes d’une même cellule familiale — un père, son fils et deux de ses neveux, âgés de 28 à 48 ans — ont été reconnus coupables d’avoir systématiquement pillé des établissements répartis dans 49 communes du département, entre mai 2023 et mars 2026, relate La Nouvelle République. Les peines prononcées s’échelonnent entre un an d’emprisonnement avec sursis et deux ans de prison ferme. Pour trois des quatre prévenus, la récidive légale était retenue, circonstance aggravante qui a pesé dans la balance lors du délibéré.
Des cibles variées, un mode opératoire identique
Guinguettes, auto-écoles, salons de coiffure, pharmacies, fromageries, entrepôts associatifs des Restos du Cœur ou de la Croix-Rouge… Rares sont les types d’établissements à avoir été épargnés. Les auteurs s’introduisaient systématiquement de nuit dans les locaux visés, munis d’une barre de fer pour forcer les accès, le visage dissimulé sous un masque, la capuche rabattue et une lampe frontale pour progresser dans l’obscurité. Leur butin consistait principalement en fonds de caisse, carburant, bouteilles d’alcool et denrées alimentaires — des marchandises facilement revendables ou consommables. Les enquêteurs de la brigade de recherches d’Amboise ont établi que ces hommes, décrits comme « très mobiles » et originaires des pays des Balkans, reproduisaient ce schéma opératoire de manière quasi mécanique d’une commune à l’autre.
Interpellés simultanément, jugés après renvoi
Le 3 mars 2026 au matin, les quatre suspects ont été interpellés simultanément dans le cadre d’une opération coordonnée. Présentés dès le 6 mars devant la juridiction dans le cadre d’une comparution immédiate, les juges avaient alors décidé de renvoyer l’affaire à une date ultérieure, compte tenu du volume considérable de faits à examiner. L’audience définitive s’est tenue le 29 avril et a duré près de douze heures.
Des aveux partiels, de nombreuses relaxes
Au fil de cette longue audience, les prévenus ont reconnu une partie des faits qui leur étaient reprochés, principalement lorsque des images de vidéosurveillance leur étaient présentées de manière irréfutable. Pour l’ensemble des infractions pour lesquelles les preuves matérielles s’avéraient insuffisantes, le tribunal a prononcé leur relaxe — une issue anticipée par leurs conseils respectifs. Le dossier illustre ainsi la complexité des affaires impliquant de longues séries de cambriolages itinérants, où l’établissement de la preuve individuelle pour chaque fait demeure un défi majeur pour l’accusation.
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