Le tribunal administratif de Paris valide l’interdiction de la marche du “Comité du 9-Mai”. Le collectif d’ultra-droite avait contesté l’arrêté du préfet Patrice Faure.

Marche du “Comité du 9-Mai” interdite à Paris : le tribunal administratif valide la décision du préfet
Le tribunal administratif de Paris a confirmé ce vendredi l’interdiction de la manifestation organisée par le collectif d’ultra-droite “Comité du 9-Mai”. Les organisateurs avaient saisi la justice en urgence pour contester un arrêté du préfet de police. Ils ont été déboutés.
Une décision de justice qui tranche avec l’an dernier
Contrairement à ce qui s’était passé en 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a cette fois validé l’arrêté d’interdiction pris par le préfet de police Patrice Faure. L’ordonnance rendue ce vendredi met fin aux espoirs des organisateurs de tenir leur rassemblement annuel dans la capitale, rapporte Ici Paris Île-de-France.
Le collectif avait déclaré vouloir organiser une marche silencieuse samedi, à la mémoire de Sébastien Deyzieu, militant ultranationaliste d’extrême droite décédé accidentellement en 1994. Alors qu’il tentait d’échapper aux forces de l’ordre en se réfugiant sur le toit d’un immeuble parisien, le jeune homme avait fait une chute mortelle.
Plusieurs motifs invoqués par la préfecture de police
Pour justifier l’interdiction, la préfecture de police de Paris s’est appuyée sur plusieurs éléments. Elle a notamment rappelé la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon en février dernier, survenue dans un contexte de tensions entre mouvances rivales. Elle a également souligné qu’en 2025, des participants à la marche avaient délibérément dissimulé leur visage, sans raison légitime, en violation de la législation en vigueur.
Le même arrêté préfectoral, publié mardi, interdisait parallèlement un cortège et un rassemblement qualifiés d’“antifascistes”, prévus vendredi et samedi à Paris.
Un précédent inversé en 2025
L’an dernier, la situation avait pris une tournure différente. La préfecture de police avait également tenté d’interdire la marche du collectif ainsi que deux autres événements connexes. Mais le juge des référés avait alors estimé que l’interdiction simultanée de deux des trois rassemblements constituait une atteinte manifestement illégale à la liberté de manifester. La marche du “Comité du 9-Mai” avait donc pu se tenir, tout comme un “Village antifasciste” organisé en réaction.
Cette année, le raisonnement judiciaire est différent. Les éléments nouveaux apportés par la préfecture — incidents de 2025 et contexte sécuritaire récent — ont suffi à convaincre le tribunal. La marche n’aura pas lieu.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






