À Reims, l’eurodéputée RN Anne-Sophie Frigout a été insultée et visée par des projectiles lors d’un reportage sur l’insécurité. Le parquet a ouvert une enquête.

Reims : une eurodéputée RN prise pour cible lors d’un reportage sur l’insécurité, le parquet ouvre une enquête
Une élue européenne et un journaliste ont été agressés verbalement et bombardés de projectiles en plein tournage dans un quartier sensible de Reims. Les faits, survenus vendredi en fin d’après-midi, ont conduit le parquet à ouvrir une enquête pour violences et outrages sur personne chargée d’une mission de service public.
Une élue ciblée en plein tournage
C’est en fin de journée, vendredi, aux abords de la maison de quartier Wilson, dans le sud-ouest de Reims, qu’Anne-Sophie Frigout, eurodéputée et conseillère municipale Rassemblement National, a été prise pour cible. Venue accompagner un journaliste de la chaîne CNEWS pour un reportage consacré à l’insécurité dans la ville, l’élue n’avait pas encore eu le temps de s’installer que le groupe déjà présent sur les lieux est passé à l’action.
Selon ses propres déclarations, une dizaine d’individus, qu’elle identifie comme étant des dealers installés devant l’établissement, l’auraient immédiatement reconnue. S’en est suivi un déchaînement d’insultes, des jets de bouteilles et des projections de liquides en direction de l’élue. Ni elle ni le journaliste n’ont été physiquement blessés, a précisé le procureur de la République de Reims, François Schneider.
Un lieu déjà sous surveillance
La maison de quartier Wilson n’est pas inconnue des services de l’ordre. Fermée depuis le 20 mars dernier en raison de dégradations répétées, elle était devenue, selon l’élue, un point de deal actif. C’est précisément ce contexte qui avait motivé la tenue du reportage de terrain.
La présence de ce groupement devant un équipement public fermé pour cause de violences illustre, selon Anne-Sophie Frigout, la réalité d’une insécurité qu’elle entendait documenter. L’épisode a donc pris une tournure symboliquement lourde : le sujet même du reportage s’est matérialisé au moment du tournage.
Une enquête ouverte, aucune interpellation à ce stade
Le parquet de Reims a confirmé lundi l’ouverture d’une enquête pour violences et outrages sur personne chargée d’une mission de service public, faisant suite à la plainte déposée par l’eurodéputée. À ce stade, aucune interpellation n’a été réalisée. Les investigations sont en cours pour identifier les auteurs des faits.
Anne-Sophie Frigout a tenu à rendre publics ces événements via un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, dénonçant les conditions dans lesquelles élus et journalistes peuvent être amenés à exercer leur mission sur le terrain.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





Bonjour les agreseurs de cette député vont ils ête sanctionnés à la hauteur de la sanction de celle de Cyril Hanouna qui avait insulté un député? 😀