Une juge d’instruction a été désignée pour enquêter sur les accusations de viols visant l’influenceur TikTok AD Laurent. Les faits présumés remontent à 2018 en Australie.

AD Laurent : une information judiciaire ouverte pour viols présumés contre l’influenceur TikTok
Une juge d’instruction vient d’être officiellement désignée pour enquêter sur les accusations de viols pesant sur Adrien Laurent, alias « AD », figure incontournable de TikTok suivie par près d’un demi-million d’abonnés. Les faits dénoncés remonteraient à 2018, en Australie. L’influenceur, qui conteste fermement ces accusations, n’a à ce jour jamais été condamné.
Une instruction judiciaire désormais en marche
Le parquet de Paris a confirmé qu’« une information judiciaire est en cours » concernant Adrien Laurent, 31 ans, connu sous le pseudonyme « AD » sur les réseaux sociaux, relate Le Parisien. Une juge d’instruction a récemment été désignée pour conduire les investigations, une étape que l’avocat de la plaignante, Me Jean-Christophe Basson-Larbi, qualifie de « suite logique » à la plainte criminelle déposée par sa cliente en mars 2024.
Le pénaliste pointe le délai écoulé avant cette ouverture d’instruction, qu’il attribue au « manque de moyens de la justice française ». Il se dit néanmoins confiant : « Désormais, l’enquête va pouvoir avancer. J’ai toute confiance dans le travail du juge d’instruction pour faire toute la lumière sur les faits. »
Des faits présumés remontant à 2018 à Sydney
Selon les éléments de la plainte, les faits allégués se seraient produits en avril 2018, à Sydney, en Australie. Une jeune Française résidant alors dans cette ville affirme avoir fait la connaissance d’Adrien Laurent dans une discothèque. Après un premier échange, elle lui communique ses coordonnées. Quelques semaines plus tard, les deux personnes se retrouvent dans un bar, puis au domicile de l’influenceur.
La plaignante, qui souhaite conserver l’anonymat, décrit dans sa plainte un premier rapport sexuel imposé sans son consentement, alors qu’elle avait explicitement refusé les conditions proposées. Elle évoque également une seconde agression dans d’autres circonstances. Sous l’emprise de l’influenceur selon ses propres termes, elle aurait continué à le fréquenter avant de rompre tout contact. Il lui aura fallu six ans pour trouver la force de porter plainte.
Son avocat indique qu’elle reste aujourd’hui « traumatisée » par ces événements et qu’elle « le sera tout au long de sa vie ».
L’influenceur nie en bloc
Adrien Laurent a toujours catégoriquement démenti les faits qui lui sont reprochés. Interrogé en juin 2025, il déclarait : « Ces accusations sont fausses et très graves. Je n’ai jamais violé personne, je n’ai jamais imposé le moindre rapport sexuel. » Son avocat, Me Édouard Pontois, rappelle que son client « n’a jamais été condamné » et que « son casier judiciaire est vierge ».
Un profil clivant, entre succès commercial et controverses
Avant de se faire un nom sur TikTok, Adrien Laurent avait participé à des émissions de téléréalité avant de se reconvertir dans le contenu pour adultes. Sa notoriété, particulièrement forte auprès des adolescents et des jeunes adultes, s’accompagne d’une image profondément controversée.
Son compte TikTok avait été supprimé à la suite de l’intervention d’Aurore Bergé, alors ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, qui jugeait son contenu « extrêmement préoccupant ». En parallèle, ses prestations dans les discothèques françaises continuent d’alimenter la polémique. Des associations féministes, comme Femmes solidaires de Saint-Nazaire, ont tenté sans succès de faire annuler certains de ses shows, dénonçant la promotion d’« une masculinité violente » et d’un discours misogyne dangereux pour un jeune public.
En mars 2025, lors d’une soirée dans une discothèque de Beauvais, des scènes de nature sexuelle explicite avaient conduit Thierry Fontaine, représentant de la branche nuit de l’Umih, à déconseiller publiquement aux patrons d’établissements nocturnes d’inviter l’influenceur : « En 35 ans de métier, je n’ai jamais vu ce type de scènes en boîte de nuit. »
Malgré tout, AD Laurent continue de remplir les salles à travers la France. L’information judiciaire en cours déterminera si ces accusations criminelles sont fondées.
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