Un incendie dans une usine à Voglans a provoqué une explosion blessant 11 pompiers, dont un en urgence absolue. Retour sur une intervention dramatique en Savoie.

Voglans (Savoie) : onze pompiers blessés dans une explosion lors d’un incendie industriel
Un violent incendie suivi d’une explosion a frappé dans la soirée du mercredi 27 mai 2026 les locaux d’une entreprise industrielle à Voglans, en Savoie. Onze sapeurs-pompiers ont été blessés lors du souffle de la déflagration, dont un très grièvement transporté en urgence absolue.
Un incendie déclaré en fin de soirée
C’est aux alentours de 20 heures que les flammes se sont déclarées au 231 rue de la Prairie, à Voglans, dans les locaux de Friax industrie, relate Le Dauphiné. Cette société, spécialisée dans la fabrication de groupes froids destinés aux caves à vins, avait déjà fermé ses portes pour la journée : ce sont les agents de surveillance du site qui ont donné l’alerte.
Le feu s’est rapidement propagé à l’ensemble du bâtiment, englobant le siège social de l’entreprise, ses bureaux administratifs et son unité de production. Face au risque lié à la présence de gaz frigorifiques, les autorités ont immédiatement instauré un large périmètre de sécurité autour du site.
Une explosion frappe les secours en pleine intervention
Alors que les pompiers étaient engagés dans la lutte contre les flammes, une violente explosion s’est produite sur le site. La préfecture de Savoie a confirmé que onze sapeurs-pompiers ont été blessés lors de la déflagration, intervenue au moment où le feu semblait maîtrisé.
Le plus grièvement atteint a été évacué en urgence absolue vers un établissement hospitalier. Les dix autres membres des secours ont été « blastés » — c’est-à-dire victimes du souffle de l’explosion — et ont nécessité une prise en charge médicale sur place ou à proximité.
Un dispositif massif maintenu pour écarter tout nouveau danger
Dans les heures suivant l’explosion, des dizaines de pompiers et de gendarmes maintenaient un périmètre de sécurité strict autour du site sinistré. Une dizaine de véhicules de secours bloquaient les accès. Deux bras élévateurs continuaient d’arroser le toit des bâtiments, tandis que des reconnaissances par drone permettaient d’évaluer l’étendue des dégâts.
À 22h42, la préfecture indiquait qu’un risque d’explosion supplémentaire ne pouvait pas être écarté, notamment en raison des bouteilles de gaz frigorifiques n’ayant pas encore explosé et toujours présentes sur le site. Les opérations de refroidissement se poursuivaient sans relâche pour prévenir toute nouvelle déflagration.
(Merci Yann Bourguignon)
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