À Boulay-Moselle, une école remplace la fête des Mères par la « fête des gens que l’on aime ». Pétition, élu RN, parents d’élèves : la polémique est lancée.

À Boulay-Moselle, une école rebaptise la fête des Mères et provoque une vive controverse
Une école primaire de Boulay-Moselle, en Moselle, a décidé de remplacer la fête des Mères et la fête des Pères par une célébration intitulée « fête des gens que l’on aime ». Une initiative pensée pour « refléter la diversité des configurations familiales », mais qui a rapidement suscité l’opposition d’une partie des parents et l’intervention d’un élu local.
Une initiative scolaire « pour s’adapter aux familles d’aujourd’hui »
C’est un choix pédagogique qui n’a pas manqué de faire réagir, relate Le Républicain lorrain. Dans cette commune de Moselle, l’équipe enseignante a pris la décision de fusionner les deux célébrations traditionnelles en une seule journée dédiée aux proches, quelle que soit la composition du foyer. L’objectif affiché est de ne laisser aucun enfant dans une situation inconfortable face à des réalités familiales de plus en plus diverses : familles monoparentales, homoparentales, recomposées ou encore enfants élevés par des grands-parents.
Une pétition et l’intervention d’un élu RN
La décision n’a pas du tout fait l’unanimité. Une mère d’élève a lancé une pétition qui a rapidement récolté plus de quatre cents signatures. Le mouvement a été relayé par Xavier Mertz, conseiller municipal issu des rangs du Rassemblement national. Ce dernier a dénoncé publiquement ce qu’il perçoit comme une dérive idéologique, pointant notamment la disparition des termes « père » et « mère » dans le cadre de cette initiative scolaire.
Les parents d’élèves élus montent au créneau
Face à cette controverse, les représentants élus des parents d’élèves ont souhaité clarifier leur position. Après avoir rencontré Xavier Mertz, ils ont publié un communiqué dans lequel ils prennent clairement parti en faveur du choix de l’école. Tout en reconnaissant la légitimité du débat, ils critiquent la méthode employée par le conseiller municipal, estimant qu’un élu se doit d’adopter une posture mesurée lorsqu’il s’agit de la vie d’un établissement scolaire et du bien-être des enfants.
Un appel au dialogue responsable
Les représentants de parents rappellent que leur mission première est de faciliter les échanges constructifs entre les familles et l’institution scolaire. Ils défendent la décision prise par l’école comme une réponse concrète et bienveillante à la diversité des situations vécues par les élèves. Sans fermer la porte à la discussion, ils appellent néanmoins toutes les parties à aborder ce type de sujet « avec responsabilité, transparence et respect mutuel », afin que l’intérêt des enfants reste au cœur des préoccupations.
(Merci Rudy van Cappellen)
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