À Carqueiranne, une propriétaire découvre son logement vandalisé et ses deux chats brûlés par son locataire Airbnb. L’homme, déclaré irresponsable pénalement, a été interné.

Var : ses chats retrouvés brûlés dans le jardin, son appartement saccagé — le locataire Airbnb interné après expertise psychiatrique
Une propriétaire de Carqueiranne, dans le Var, a vécu un véritable cauchemar en récupérant son logement après plusieurs mois de location sur Airbnb. À son retour, elle a découvert un appartement vandalisé, des objets volés et, dans les cendres d’un feu allumé dans le jardin, les ossements de ses deux chats. Le locataire, interpellé par la police d’Hyères, a été déclaré pénalement irresponsable et interné.
Une location Airbnb qui tourne au drame
Tout avait pourtant commencé de façon banale, relate Var matin. En novembre 2025, cette habitante du Var met son appartement en location sur la plateforme Airbnb pour quelques mois. Dans son annonce, elle précise une condition particulière : ses deux chats, qui évoluaient librement dans le jardin familial, devaient être nourris et pris en charge par le locataire pendant toute la durée de son absence.
Trois mois plus tard, à son retour, la réalité qu’elle découvre dépasse l’entendement.
Un appartement vandalisé, des animaux introuvables
En franchissant le seuil de son domicile, la propriétaire constate immédiatement des dégâts considérables. Le logement a été saccagé. Plusieurs objets ont disparu, parmi lesquels des bijoux et des tableaux. Mais c’est l’absence de ses deux félins qui l’alarme le plus.
Ses recherches dans la propriété la mènent rapidement à une découverte macabre : des ossements épars dans les cendres d’un feu qui avait été allumé dans le jardin durant la période de location. Une vétérinaire, mandatée pour analyser les restes, confirme dans une attestation qu’il s’agit bien d’ossements de chats. La professionnelle évoque également la possibilité que les animaux aient été démembrés avant d’être incinérés — une hypothèse glaçante qui transforme l’affaire en suspicion de cruauté animale grave.
À proximité des cendres, la propriétaire dit avoir retrouvé des poils apparemment coupés et conservés dans des récipients en verre, renforçant le caractère troublant de la scène.
Des voisins alertés par des odeurs suspectes
Le voisinage avait, semble-t-il, perçu des signaux inquiétants. Un riverain aurait signalé aux autorités une odeur nauséabonde provenant du jardin lors d’un des feux allumés par le locataire. Ces éléments viendront alimenter les soupçons qui pèsent sur l’occupant des lieux.
La propriétaire a déposé une plainte pour vol, vandalisme et disparition d’animaux. Une procédure judiciaire est alors ouverte.
Irresponsabilité pénale : l’affaire classée sans suite, l’homme interné
La suite de l’enquête prend une tournure juridique particulière. Le locataire est interpellé par les services de police d’Hyères. Mais à l’issue d’une expertise psychiatrique, les médecins concluent à son irresponsabilité pénale au moment des faits. Conséquence directe : l’affaire est classée sans suite sur le plan pénal. Le commissariat d’Hyères a confirmé que l’homme avait depuis été placé en internement psychiatrique.
Pour la propriétaire, cette issue judiciaire est difficile à accepter. Sans condamnation pénale possible, elle se retrouve face à un préjudice matériel et affectif considérable, sans perspective de réparation par la voie correctionnelle.
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