Dans la nuit du 3 au 4 juin, la sous-préfecture de Bayonne a été visée par trois cocktails Molotov. Aucun blessé. Une enquête est ouverte.

Bayonne : la sous-préfecture visée par une attaque aux cocktails Molotov
Dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 juin 2026, trois engins incendiaires ont été projetés contre la sous-préfecture de Bayonne. L’acte n’a fait aucune victime et n’a pas été revendiqué. Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête et exprimé leur condamnation unanime.
Une attaque en pleine nuit contre un symbole de l’État
Vers 4 heures du matin, des individus ont lancé trois cocktails Molotov contre la façade de la sous-préfecture de Bayonne, bâtiment administratif situé au cœur du Pays basque, rapporte Ici Pays basque. L’alerte a été donnée rapidement, permettant d’éviter tout dégât majeur et toute propagation des flammes. Aucun agent ni aucun résident n’a été blessé lors de l’incident.
L’acte n’avait fait l’objet d’aucune revendication au moment des premières constatations. Les services de police ont immédiatement été saisis et une enquête judiciaire a été ouverte afin d’identifier les auteurs de cette attaque contre un édifice public.
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques réagit avec fermeté
Jean-Marie Girier, préfet des Pyrénées-Atlantiques, a publié un communiqué officiel dans lequel il dénonce un acte d’une gravité inacceptable. Il rappelle que toute attaque dirigée contre un représentant ou un bâtiment de l’État constitue une atteinte directe aux fondements de la République. Le préfet a tenu à exprimer son soutien au sous-préfet de Bayonne ainsi qu’à sa famille, directement confrontés à cette situation, et à l’ensemble des agents des services rattachés à la préfecture, dont ceux de la direction de la protection des populations, de l’Agence régionale de santé et de la direction des affaires culturelles.
Le préfet Girier a conclu son communiqué en réaffirmant la détermination de l’État : aucune intimidation ne restera sans réponse, et tout sera mis en œuvre pour que les responsables soient identifiés et traduits en justice.
La représentation nationale joint sa voix à la condamnation
Colette Capdevielle, députée de la 5ᵉ circonscription des Pyrénées-Atlantiques, a également exprimé sa réprobation dans un communiqué distinct. L’élue souligne que s’en prendre à une institution de la République revient à attaquer les valeurs démocratiques partagées par l’ensemble des citoyens. Elle insiste sur le fait qu’aucune cause, aussi légitime soit-elle aux yeux de ses auteurs, ne peut autoriser le recours à la violence comme mode d’expression.
Une enquête ouverte pour retrouver les auteurs
À ce stade, les motivations des auteurs de l’attaque restent inconnues. Le contexte politique et social particulier du Pays basque, territoire marqué par des revendications identitaires et autonomistes de longue date, pourrait orienter les investigations, même si aucun lien n’a encore été établi. Les enquêteurs s’attachent à exploiter les éventuelles images de vidéosurveillance et les témoignages disponibles pour faire avancer l’affaire dans les meilleurs délais.
(Merci Yann Bourguignon)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






