À Lyon, un squat illégal est privé d’électricité depuis le 29 mai. En pleine canicule, les quelque 280 occupants dénoncent l’absence de ventilation et d’eau fraîche. Une procédure d’expulsion a été engagée par la Métropole. Conditions de vie et audience du 21 août.

Canicule à Lyon : un squat illégal privé de courant depuis fin mai
En pleine vague de chaleur qui frappe l’agglomération lyonnaise, les occupants d’un immeuble squatté place de Milan, dans le 3e arrondissement, vivent sans électricité depuis le 29 mai dernier. Privés de ventilation et de possibilité de conserver de l’eau fraîche, ils décrivent des conditions de vie très difficiles. La Métropole de Lyon, propriétaire des lieux, a engagé une procédure judiciaire d’expulsion.
Une occupation illégale qui dure depuis mars
Le bâtiment du 25 place de Milan, composé d’une quarantaine d’appartements, est occupé depuis le 6 mars par un collectif d’entraide. Environ 280 personnes, principalement des femmes et des enfants, s’y sont installées, relate France Info. L’occupation se poursuit malgré l’opposition de la Métropole, qui a saisi la justice pour obtenir l’expulsion des occupants.
Plus d’électricité depuis la première audience
C’est à la date de la première audience devant le tribunal, le 29 mai, que l’alimentation électrique de l’immeuble a été coupée. Une seconde audience s’est tenue le 12 juin. Depuis cette date, seule une pièce commune reste alimentée. Cette salle, utilisée par l’ensemble des occupants pour recharger les téléphones ou faire les devoirs des enfants, concentre rapidement la chaleur ambiante.
Nuits insupportables et conséquences sur la santé
Les résidents expliquent que les températures nocturnes les obligent à dormir portes et fenêtres grandes ouvertes. Certains en viennent à s’allonger directement par terre à partir de trois ou quatre heures du matin avant de regagner leur couchage à l’aube, épuisés. L’obscurité totale dans les parties communes provoque des chutes dans les escaliers. Des malaises liés à la chaleur ont été signalés, notamment chez les personnes âgées.
Les enfants scolarisés rentrent de l’école fatigués et stressés. Leurs parents indiquent que le manque de sommeil perturbe leur journée en classe. Plusieurs familles choisissent néanmoins de les maintenir à l’école, où des ventilateurs sont disponibles, plutôt que de les garder dans le squat surchauffé.
Appels au rétablissement du courant et au relogement
Les mères de famille demandent le rétablissement de l’électricité afin de pouvoir conserver de l’eau fraîche et d’améliorer la ventilation des logements. Elles soulignent que de nombreux enfants sont nés en France, sont scolarisés et que les familles souhaitent accéder à un emploi stable.
La maire du 3e arrondissement, Marion Sessiecq, a alerté sur la situation. Elle estime que les familles sont en danger et appelle à un relogement d’urgence. Elle dénonce une « absurdité administrative » et plaide pour un renforcement des moyens consacrés à l’hébergement d’urgence et au logement des personnes les plus précaires.
La décision de justice attendue le 21 août
L’affaire sera de nouveau examinée par le tribunal le 21 août prochain. D’ici là, l’absence d’électricité continue d’aggraver les conditions de vie dans ce squat illégal.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Ventilateurs et frigos volés, bien sûr !