À Condé-sur-Sarthe, six détenus accusent des surveillants de violences et harcèlement moral. Une enquête est en cours sur leurs conditions de détention.

Condé-sur-Sarthe : une enquête ouverte après les accusations de détenus contre des surveillants
Six détenus incarcérés dans l’unité ultra-sécurisée de Condé-sur-Sarthe (Orne) ont déposé plainte pour violences et harcèlement moral. Une enquête judiciaire est en cours.
Une enquête confiée au commissariat d’Alençon
Le parquet a confirmé, vendredi 3 juillet, l’ouverture d’une enquête après le dépôt de plainte de six détenus incarcérés à la prison de Condé-sur-Sarthe, relate Le Parisien. Les investigations ont été confiées au commissariat d’Alençon, a précisé la procureure de la République, Gwenaelle Coto.
Les plaignants dénoncent des faits de violences et de harcèlement moral au sein du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), une unité récente dédiée aux profils considérés comme particulièrement sensibles.
Des accusations de pratiques « humiliantes »
Dans leur plainte, les détenus évoquent des conditions de détention qu’ils jugent dégradantes. Ils dénoncent notamment des fouilles à nu systématiques, un accès limité à la promenade ainsi qu’une absence quasi totale d’activités.
Selon leurs déclarations, les interactions avec les surveillants seraient marquées par des ordres brefs et un manque de considération. Ils affirment également que certains agents opèrent cagoulés et que les contrôles s’étendent aux visiteurs, y compris lors des parloirs, ce qui rendrait les visites particulièrement éprouvantes.
Les plaignants estiment que ces pratiques viseraient à les intimider et à exercer une pression sur eux comme sur leurs proches.
Un régime carcéral récent et encadré
Les QLCO ont été créés dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, notamment après l’adoption de mesures renforcées contre le narcotrafic. Le premier quartier de ce type a été mis en place en juillet 2025 à Vendin-le-Vieil, avant l’ouverture de celui de Condé-sur-Sarthe en octobre de la même année.
Ce régime spécifique prévoit des conditions de détention strictes, inspirées notamment de dispositifs étrangers visant à isoler les détenus considérés comme influents dans les réseaux criminels.
La réaction de la Chancellerie
Du côté du ministère de la Justice, il est rappelé que ce dispositif a été validé par le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel. La Chancellerie indique ne pas avoir eu connaissance, à ce stade, de signalements formels d’avocats concernant des dysfonctionnements à Condé-sur-Sarthe.
Elle souligne que le cadre appliqué est comparable à celui en vigueur dans d’autres établissements similaires et précise attendre les conclusions de l’enquête en cours.
Des profils liés à la criminalité organisée
Selon une source proche du dossier, les six plaignants sont impliqués dans des affaires liées au trafic de stupéfiants, à l’association de malfaiteurs ou à des règlements de comptes.
Leur avocate, Me Marie Violleau, a salué l’ouverture de l’enquête, estimant qu’elle pourrait permettre de mieux encadrer ces unités et de garantir le respect de l’État de droit, malgré la complexité du milieu carcéral.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Vont-ils être entendus ,être plaints ,faire pleurer dans les chaumières droitdel’hommistes? C’est une prison de haute sécurité, on n ‘y met pas le simple voleur de poules. J’attends de voir en France, la protection des personnels pénitentiaires, masqués, et des prisons à la mode Bukélé.Leurs droits ils les retrouveront à leur sortie ,ces braves petits…