Pontoise (95) : des jeunes de cités dénoncent des amendes municipales jugées abusives, atteignant parfois plusieurs milliers d’euros de dettes.

Pontoise : des jeunes de cités dénoncent des amendes municipales « abusives »
À Pontoise, dans le Val-d’Oise, plusieurs jeunes issus des cités accusent la police municipale de multiplier les contraventions sans contrôle physique. Certains se retrouvent avec plusieurs milliers d’euros de dettes, ravivant un débat déjà présent dans d’autres villes de la région parisienne.
Des dettes qui s’accumulent
Sur le capot de sa voiture, un jeune habitant de Pontoise étale une dizaine d’avis de contravention, relate Le Parisien. Les montants grimpent progressivement : 60, 180, 300, puis 600 euros. Au total, il affirme avoir cumulé environ 8 000 euros d’amendes pour une trentaine d’infractions, dont plus de 4 000 euros restent aujourd’hui à régler.
Comme lui, plusieurs jeunes des cités des Louvrais et de Marcouville rapportent des situations similaires. Certains voient désormais une partie de leur salaire directement saisie par le Trésor public pour couvrir ces dettes.
Des motifs de verbalisation qui interrogent ?
Les témoignages recueillis évoquent des contraventions pour des motifs variés : rétroviseur endommagé, absence de gilet de sécurité, liquide de lave-glace insuffisant. D’autres jeunes rapportent avoir été verbalisés pour tapage nocturne alors qu’ils affirment n’avoir commis aucune infraction visible, les amendes leur parvenant parfois plusieurs semaines après les faits.
Plusieurs habitants notent une récurrence dans les motifs invoqués, associant souvent déversement de liquide insalubre, dépôt de déchets et tapage, sans qu’un contrôle physique n’ait eu lieu.
Une vidéoverbalisation en forte progression
Interrogée sur ces pratiques, la mairie de Pontoise indique qu’une contravention « doit toujours reposer sur des faits constatés et sur un fondement juridique précis ». Elle confirme toutefois que certaines infractions peuvent être relevées sans contrôle immédiat, dans le cadre de la vidéoverbalisation réalisée par des agents habilités.
Les chiffres communiqués par la ville montrent une nette augmentation de cette pratique : plus de 3 800 procès-verbaux ont été établis via vidéoverbalisation en 2025, contre 1 800 en 2024.
Un phénomène déjà observé ailleurs
Cette situation rappelle des affaires similaires dans d’autres communes de la région parisienne. À Longjumeau, dans l’Essonne, un recours collectif porté par 19 habitants avait abouti à l’annulation de près de 100 000 euros d’amendes.
À Pontoise, des jeunes ont commencé à s’organiser collectivement pour faire valoir leurs droits, estimant que ces contrôles ciblent particulièrement les habitants des cités.
Une étude nationale déjà critique
En avril 2025, la Défenseure des droits avait publié une étude pointant l’usage des amendes forfaitaires en région parisienne, évoquant une politique visant à écarter de l’espace public certaines populations jugées indésirables.
Vers un examen au cas par cas
Dans le contexte des élections municipales, les habitants concernés se sont rapprochés d’un groupe d’opposition local pour demander l’accès aux enregistrements des caméras de vidéosurveillance de la ville.
En juin, une rencontre a eu lieu entre la maire de Pontoise et plusieurs jeunes concernés. La municipalité s’est engagée à examiner chaque situation individuellement, à partir des avis de contravention et des éléments permettant d’en retracer les circonstances, tout en réaffirmant sa confiance envers les agents de la police municipale.
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Wesh. Les Policiers Municipaux sont haineux et racistes sur le coran dla mec
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