Dans le Rhône, une riveraine obtient l’arrêt nocturne des cloches d’église pendant la canicule. Une décision qui déclenche une vive polémique.

Rhône : une riveraine obtient l’arrêt nocturne des cloches, la décision divise
Empêchée de dormir fenêtres ouvertes pendant la canicule à cause des cloches de son église, une habitante du Rhône a obtenu leur silence nocturne. Une mesure municipale qui suscite une vive polémique, notamment chez les chroniqueurs des Grandes Gueules sur RMC.
Une insomnie qui fait plier la mairie
À Vindry-sur-Turdine, commune du Rhône qui compte environ 5 300 habitants, une résidente a alerté la mairie après plusieurs nuits sans sommeil. En pleine canicule, elle tentait de dormir fenêtres ouvertes, mais le tintement des cloches de l’église toutes les trente minutes, jour et nuit, l’en empêchait.
Face à cette doléance, l’édile locale a tranché : les cloches resteront désormais silencieuses entre 23 heures et 6 heures du matin. Interrogée à ce sujet, la maire du village a tenu à relativiser la portée de cette décision, évoquant une simple adaptation liée à un épisode caniculaire particulièrement intense, sans y voir un bouleversement des traditions locales.
Une décision qui embrase les Grandes Gueules
Sur les ondes de RMC, la mesure a immédiatement suscité de vives réactions. Un chroniqueur agriculteur s’est montré particulièrement virulent, estimant que les personnes incapables de trouver le sommeil ne travaillent tout simplement pas assez dans la journée. Il redoute qu’une telle décision ouvre la voie à d’autres restrictions similaires, visant cette fois les bruits d’élevage ou les activités agricoles nocturnes.
Une chroniqueuse enseignante a de son côté dénoncé un principe qu’elle juge disproportionné : légiférer pour l’ensemble d’une communauté à partir de la demande d’une seule personne. Elle craint un effet domino qui toucherait progressivement d’autres nuisances sonores rurales, comme le chant du coq ou les cris d’animaux de basse-cour.
D’autres intervenants ont apporté des témoignages plus nuancés, évoquant l’attachement symbolique aux cloches comme repère collectif, tandis que certains habitants de zones rurales reconnaissent que le bruit répété peut effectivement devenir pesant au quotidien.
Le bruit, une nuisance à part entière
Face à ces critiques, un chroniqueur a défendu la décision municipale, rappelant que la pollution sonore constitue une réalité concrète pouvant affecter durablement la qualité de vie et la santé. Il a souligné que l’ouverture des fenêtres la nuit, en période de forte chaleur, répond à un besoin essentiel et non à un simple confort, et que l’époque a évolué vers davantage de prise en compte du bien-être individuel.
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