Un trentenaire de Claira, dénoncé par une connaissance, comparaissait pour détention de pédopornographie depuis 2019. Le tribunal a tranché.

Pédopornographie à Claira : un trentenaire condamné après quatre ans de consultation
Dénoncé par une connaissance à qui il avait confié son addiction, un homme de Claira a été jugé pour détention de contenus pédopornographiques. L’enquête a révélé une consultation régulière depuis 2019.
Une dénonciation qui déclenche l’enquête
Fin mai, la justice a été alertée par une personne de l’entourage du prévenu, relate L’Indépendant. Ce dernier lui avait spontanément confié qu’il consultait des sites pédopornographiques, une révélation qui a conduit au signalement des faits aux autorités.
Une perquisition menée au domicile du mis en cause, à Claira, a permis la saisie de plusieurs clés USB contenant des dizaines de vidéos et de photographies à caractère pédopornographique. L’analyse de son ordinateur a confirmé une consultation régulière de ce type de contenus depuis au moins 2019.
Des propos troublants à l’audience
Devant le tribunal, l’homme, âgé d’une trentaine d’années, a reconnu être animé de pulsions pédophiles depuis longtemps. Il a également évoqué des attouchements commis sur une enfant il y a une dizaine d’années, tenant des propos jugés inquiétants par le président de l’audience.
Interrogé sur la cohérence de ses déclarations, le prévenu a justifié sa consultation de contenus pédopornographiques comme un moyen d’éviter de passer à l’acte. Il a par ailleurs indiqué avoir lui-même été victime d’abus durant son enfance, sans que cela ne remette en question la gravité de ses actes.
Le président a souligné l’absence totale de recul du prévenu face à la nature des contenus visionnés, ce dernier reconnaissant ne percevoir aucune limite claire entre sa propre souffrance passée et la potentielle souffrance des victimes filmées.
Réquisitions et plaidoirie
Le représentant du ministère public a dénoncé une absence totale de repentir chez le prévenu, requérant une peine de dix mois d’emprisonnement aménageable.
La défense a pour sa part mis en avant les troubles psychologiques du mis en cause, rappelant ses antécédents de séjours en psychiatrie, et a plaidé pour une prise en charge thérapeutique plutôt qu’une incarcération classique.
Une peine mixte prononcée
Le tribunal a finalement condamné l’homme à douze mois de sursis avec obligation de soins, assortis de six mois de prison ferme. Un mandat de dépôt immédiat a été délivré, et le condamné a été menotté sur place par les policiers présents à l’audience.
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