Nader Belhadi est condamné à 30 mois de prison pour 34 vols à la roulotte à Menton et Roquebrune. Une cigarette électronique a été déterminante.

Vols à la roulotte en série à Menton et Roquebrune : un habitant de Nice condamné à 30 mois de prison
Poursuivi pour une trentaine de vols avec effraction commis dans des véhicules stationnés à Menton et Roquebrune-Cap-Martin, un homme de 30 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice. La peine finalement retenue est deux fois inférieure à celle réclamée par le parquet.
Une série de faits commis entre mars et mai 2026
Nader Belhadi, né en 1996 et domicilié dans le quartier de l’Ariane à Nice, comparaissait pour une longue série d’infractions perpétrées entre mars et mai 2026 sur le littoral mentonnais et roquebrunois, relate Nice matin.
Le tribunal devait statuer sur 34 vols avec dégradation commis dans des véhicules stationnés, deux tentatives de vol ainsi qu’une escroquerie. Placé en détention provisoire depuis le 20 mai, l’intéressé a contesté l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés tout au long de la procédure.
Une condamnation à 30 mois, dont une partie avec sursis
À l’issue de l’audience, le tribunal, présidé par Christian Legay, a prononcé à l’encontre de Nader Belhadi une peine de 30 mois d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire. Cette mesure s’accompagne d’obligations précises, notamment celle de travailler et d’indemniser les victimes des vols.
Une enquête jugée « trop légère » par la défense
L’avocat du prévenu, Me Benjamin Charlier, a dénoncé les fragilités de l’enquête menée par les services de police. Selon lui, l’instruction s’est concentrée sur une série de vols aux modes opératoires similaires survenus sur une courte période, sans identification formelle et incontestable de son client.
La défense a également pointé les limites des images de vidéosurveillance exploitées durant l’enquête. Ces séquences montreraient un individu impossible à identifier avec certitude, contrairement à la position soutenue par le parquet.
L’ADN sur une cigarette électronique, élément clé du dossier
Un objet a néanmoins joué un rôle déterminant dans cette affaire : une cigarette électronique retrouvée dans l’un des véhicules visités. Les analyses ont permis d’y relever l’ADN de Nader Belhadi.
Interrogé à ce sujet lors de l’audience, l’homme a expliqué avoir jeté cet objet sous le coup de la colère dans un véhicule, sans se rendre compte qu’il y était resté. Une version que le tribunal n’a manifestement pas retenue comme convaincante.
Une peine réduite de moitié par rapport aux réquisitions
Le parquet, représenté par le procureur Hervé Leroy, avait requis une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont un an assorti d’un sursis probatoire. Le tribunal a finalement divisé cette peine par deux.
Pour la défense, cette décision traduit une prise en compte des faiblesses du dossier. « Je pense que le tribunal a pris en compte que la preuve était un peu bâclée », a commenté Me Charlier à l’issue de l’audience, évoquant un jugement qu’il qualifie de « jugement à la Salomon ».
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