Marseille : un homme jugé pour avoir agressé cinq personnes âgées aux distributeurs, dont une septuagénaire au fémur fracturé. Condamné à deux ans ferme.

Marseille : condamné pour avoir agressé des personnes âgées aux distributeurs, une victime a eu le fémur fracturé
Un homme de Marseille a été condamné vendredi 24 juillet 2026 à trois ans de prison, dont deux ans ferme, pour avoir agressé plusieurs personnes âgées devant des distributeurs automatiques de billets. L’une de ses victimes, une septuagénaire, souffre encore des séquelles d’une fracture du col du fémur.
Une victime marquée à vie
Un simple retrait d’argent a viré au drame pour une femme, relate La Provence. Violemment agressée devant le distributeur automatique du quartier Pont-de-Vivaux, dans le 10e arrondissement de Marseille, la septuagénaire a subi une fracture du col du fémur. Au-delà de la perte des 100 euros retirés, elle garde de cette agression une convalescence douloureuse et une perte d’autonomie durable.
Cette victime figurait parmi les cinq personnes citées lors du procès de Karim A., jugé ce vendredi 24 juillet 2026 devant le tribunal correctionnel de Marseille pour une série d’agressions ciblant des personnes âgées aux abords des distributeurs bancaires.
Un mode opératoire appris en détention
Face aux juges, le prévenu a présenté ses excuses. “Je demande pardon aux victimes. J’étais dans une mauvaise période, je ne prenais plus mon traitement, je n’étais plus moi-même”, a-t-il déclaré, expliquant avoir appris cette méthode d’un codétenu lors d’une précédente incarcération.
La présidente du tribunal, Alexandra Ythier, n’a pas été convaincue par cette version. “Ça semble pourtant réfléchi”, a-t-elle relevé, pointant l’organisation derrière ces agressions répétées.
Une peine plus sévère que les réquisitions
Le procureur Pierre-Yves Pezzino avait requis trois ans de prison, dont deux assortis d’un sursis probatoire. La défense, assurée par Sofien Dridi, a tenté d’obtenir la clémence du tribunal en évoquant un homme fragilisé, souffrant d’un choc post-traumatique après avoir lui-même été victime d’une tentative de meurtre.
Ces arguments n’ont pas suffi. Les juges sont allés au-delà des réquisitions du parquet, condamnant Karim A. à trois ans de prison, dont un an assorti d’un sursis probatoire, soit deux ans de prison ferme.
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