Un hacker de 18 ans, membre présumé de Zerobytes, a été mis en examen et incarcéré pour le piratage du fisc ayant touché 678.000 contribuables.

Piratage du fisc : un hacker mis en examen et incarcéré, un mineur interpellé
Un homme de 18 ans, suspecté d’appartenir au groupe de pirates informatiques Zerobytes, a été mis en examen et placé en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur le piratage des services fiscaux survenu cet été. Un second suspect, mineur, a été entendu puis relâché.
Un premier suspect écroué
Le parquet de Paris a confirmé ce vendredi 4 septembre 2026 la mise en examen et l’incarcération d’un jeune homme de 18 ans, présenté comme membre présumé du collectif de cybercriminels “Zerobytes”, relate La Provence. Ce groupe avait revendiqué, durant l’été, une série d’intrusions informatiques visant l’administration fiscale française.
Un second individu, âgé de moins de 16 ans, a été placé en garde à vue avant d’être remis en liberté. Son matériel informatique a été saisi et sera analysé par les enquêteurs afin de déterminer son éventuel rôle dans l’affaire.
Une attaque d’ampleur contre la DGFiP
Les intrusions dans les systèmes du fisc se sont déroulées à deux reprises, fin juin puis fin juillet 2026. Selon la direction générale des finances publiques (DGFiP), ces attaques ont conduit au vol des données personnelles d’au moins 678.000 particuliers et professionnels.
Pour parvenir à leurs fins, les pirates auraient usurpé les identifiants de connexion d’un agent de l’État, leur permettant d’accéder frauduleusement aux bases de données fiscales.
Des informations sensibles exposées
Les données subtilisées se révèlent particulièrement sensibles : noms, adresses postales, revenus fiscaux et taux de prélèvement à la source des contribuables concernés. La DGFiP a toutefois précisé que les mots de passe et les coordonnées bancaires n’ont pas été compromis lors de cette attaque.
Un risque accru de phishing ciblé
Si aucune donnée bancaire n’a fuité, ce vol massif d’informations personnelles fait craindre une recrudescence des tentatives d’usurpation d’identité. Les autorités alertent notamment sur le risque de “phishing” sophistiqué : de faux courriers de relance fiscale, très réalistes, pourraient être envoyés aux victimes par des escrocs se faisant passer pour des agents de l’administration.
Les contribuables concernés sont invités à rester vigilants face à toute sollicitation inhabituelle, même si elle semble provenir des services fiscaux.
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