Un homme a été tué par balle à Baillif, en Guadeloupe, portant à 30 le nombre d’homicides depuis janvier. Détails de l’enquête en cours.

Guadeloupe : un homme tué par balle à Baillif, trentième homicide de l’année
Un homme a perdu la vie samedi matin après avoir été visé par des tirs alors qu’il circulait à bord de son véhicule, à Baillif, dans l’agglomération de Basse-Terre. Ce décès porte à trente le nombre d’homicides recensés en Guadeloupe depuis le début de l’année, un chiffre qui illustre l’ampleur de la violence armée sur le territoire.
Une agression armée en pleine nuit
Les faits se sont déroulés aux alentours de trois heures du matin, rapporte Le Parisien. La victime, un homme né en 1991 déjà connu des services de police, circulait au volant de son véhicule lorsqu’elle a été prise pour cible. Touché par les tirs, il a perdu le contrôle de son véhicule, qui a percuté plusieurs voitures en stationnement avant de terminer sa course sur le toit.
Alertés par le bruit des détonations puis celui de l’accident, des riverains ont immédiatement prévenu les secours. Une source proche du dossier évoque, sans confirmation officielle de la procureure Stéphanie Bazart, que la victime serait récemment sortie de détention dans l’Hexagone.
Une enquête confiée à deux unités spécialisées
Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte dès samedi matin. Les investigations ont été confiées conjointement à la Section de recherches de Pointe-à-Pitre et à la Brigade de recherches de Saint-Claude, une cosaisine qui témoigne de la gravité accordée à cette affaire par le parquet.
Un territoire marqué par une violence armée persistante
Ce nouveau drame porte à trente le nombre total d’homicides enregistrés depuis janvier par les parquets de Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre. Parmi eux, vingt-sept ont été commis à l’aide d’une arme à feu, un chiffre qui traduit l’ampleur du phénomène sur l’archipel. La grande majorité des faits se concentre dans la zone pointoise, un seul homicide ayant été recensé à Saint-Martin, tous les autres s’étant produits en Guadeloupe proprement dite.
Face à cette situation, la procureure de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, a plusieurs fois alerté sur ce qu’elle qualifie d’usage décomplexé des armes à feu par une partie de la population.
Un contexte tendu, marqué par d’autres incidents
Cette fusillade intervient au lendemain d’un autre épisode de violence armée. Vendredi, des coups de feu avaient été tirés en l’air devant un lycée des Abymes, en Grande-Terre, en marge d’une bagarre entre élèves. L’incident avait suscité de vives réactions, notamment de la part du recteur Gabriele Fioni et du président de région Ary Chalus. Quatre jeunes avaient été interpellés et placés en garde à vue à la suite de cet épisode.
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