À Saint-Étienne, une femme est condamnée pour avoir secouru un chien en danger. Elle dénonce une “injustice” et refuse d’être traitée comme une voleuse.

Le 12 juin 2025, le tribunal correctionnel de Saint-Étienne (Loire) a condamné une femme de 41 ans à une amende de 800 euros, dont 400 avec sursis, pour avoir “volé” un chien qu’elle avait pourtant recueilli dans un état de santé préoccupant.
Les faits remontent à janvier 2023. Alertée par les aboiements incessants et l’apparente détresse d’un chien enfermé dans une cour privée, amaigri, sans eau ni nourriture visible, elle décide de franchir le portail pour lui venir en aide. Elle filme la scène, l’animal tremble, semble terrorisé.
Elle contacte alors une vétérinaire, qui confirme l’état de malnutrition et les signes de négligence. L’animal est soigné, puis accueilli dans un foyer aimant.
Quelques jours plus tard, la propriétaire légale de l’animal, absente au moment des faits, dépose plainte. L’intervenante, bien que soutenue par plusieurs associations de protection animale, est poursuivie pour vol.
Lors de l’audience, la prévenue déclare : « Je l’ai sauvé. Je ne comprends pas cette décision, je suis traitée comme une voleuse alors que j’ai agi par compassion. »
Le tribunal a estimé que les preuves d’abandon n’étaient pas suffisantes pour justifier l’acte. En droit français, le fait de soustraire un animal à son propriétaire, même dans un but louable, reste un vol si l’abandon ou les sévices ne sont pas clairement établis.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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