Fatigue, perte de sens, manque de reconnaissance : des ex-gendarmes racontent pourquoi ils ont quitté une institution qu’ils ne reconnaissent plus.

Ils s’appellent Maryse, Mimal ou Michel. Tous trois ont quitté la gendarmerie nationale après une carrière marquée par l’engagement, mais aussi par l’usure psychologique, la perte de sens et un ras-le-bol devenu insupportable. Dans cet article de La Dépêche, ils livrent sans détour leurs témoignages poignants, symptomatiques d’une institution en crise.
Après 22 ans de service, Maryse a basculé dans la dépression. Logement insalubre, matériel vétuste, hiérarchie absente, et une justice jugée inefficace face aux agressions subies : elle décrit un quotidien où la reconnaissance a disparu, jusqu’à décider de se reconvertir auprès de personnes handicapées dans le privé.
Mimal, lui, a tenu 11 ans. Gendarme mobile, il enchaînait 280 jours de déplacements par an, au prix de son équilibre familial. « Le grand bateau coule », dit-il. Il a choisi de devenir policier municipal pour « sauver sa vie de couple » et retrouver un cadre de vie plus humain.
Michel, enfin, a quitté l’institution à 51 ans après une carrière complète. Il dénonce une « logique hypersécuritaire » qui a tué l’esprit de proximité, ainsi qu’une procédure pénale devenue trop complexe pour des effectifs trop réduits. Même l’enseignement en école lui a été refusé, car « trop gradé » pour former sur le judiciaire.
Ces récits ne sont pas isolés. Ils traduisent une fracture profonde entre les valeurs d’engagement initial et la réalité actuelle du terrain. Dans un contexte de démissions croissantes, ces voix venues de l’intérieur mettent en lumière un malaise structurel que les discours officiels peinent à dissimuler.
Pour en savoir plus et lire les témoignages : La Dépêche
(Merci Yann Bourguignon)
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merci aux gendarmes aux policiers municipaux Ă la police nationale vous avez beaucoup de courage on vous aime