Condamné à perpétuité en 1987 pour complicité d’assassinats, Georges Ibrahim Abdallah, l’un des plus anciens prisonniers de France, sera libéré le 25 juillet. Une décision judiciaire à forte portée symbolique et politique.

Paris – Après plus de quarante années derrière les barreaux, Georges Ibrahim Abdallah, l’un des plus anciens détenus de France, va recouvrer la liberté, selon les informations du Figaro. Ce jeudi 17 juillet 2025, la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris a validé sa libération effective pour le 25 juillet prochain.
Âgé aujourd’hui de 74 ans, l’ancien militant communiste libanais avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1987 pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates, l’un américain et l’autre israélien. Cette condamnation s’inscrivait dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une série d’attentats sanglants en France dans les années 1980.
Un dossier judiciaire hors normes
Libérable depuis 1999, Georges Ibrahim Abdallah avait multiplié les demandes de libération conditionnelle – onze au total – sans succès. En 2013, une cour d’appel avait pourtant donné un avis favorable, à la condition qu’un arrêté d’expulsion vers le Liban soit pris. Mais aucun ministre de l’Intérieur, à commencer par Manuel Valls à l’époque, ne s’était exécuté.
En 2022, le détenu avait même saisi le tribunal administratif pour forcer son expulsion, sans obtenir gain de cause. Il faudra attendre le 15 novembre 2024 pour que le tribunal d’application des peines statue en sa faveur, qualifiant la durée de détention de “disproportionnée au regard des faits commis et de sa dangerosité actuelle”. Le Liban, pour sa part, s’était immédiatement déclaré prêt à l’accueillir.
L’opposition américaine et le dernier rebondissement
Malgré cet avis favorable, le parquet national antiterroriste (PNAT) avait décidé de faire appel, arguant que les États-Unis, parties civiles au procès initial, s’opposaient toujours à la libération de Georges Ibrahim Abdallah.
Mais cette fois, la cour d’appel de Paris n’a pas suivi cet argumentaire. Le feu vert a été donné ce jeudi. Selon son avocat, Jean-Louis Chalanset, un avion militaire devrait le transférer de la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) à Roissy, où il embarquera à bord d’un vol régulier à destination de Beyrouth.
Une victoire politique selon la défense
« C’est une victoire politique aussi, même après près de 41 ans de détention, contre les États-Unis (…) dans ce dossier monté de toutes pièces par le FBI et la CIA », a réagi Me Chalanset. Ce dernier redoute toutefois que son client soit « assassiné » par un drone israélien une fois de retour au Liban : « En tout cas, il mourra libre à Beyrouth en tant que résistant. »
Son frère, joint par l’AFP, s’est dit « heureux de la décision française, nous n’aurions jamais imaginé qu’il serait enfin libéré ».
Un épilogue très politique
La libération prochaine de Georges Ibrahim Abdallah, devenu un symbole pour une partie de la gauche radicale et du monde militant, met fin à l’un des feuilletons judiciaires les plus longs de la Ve République. Un retour au Liban qui sera suivi de près, sur fond de tensions internationales persistantes.
(Merci Rudy van Cappellen)
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C’est une blague les assassinats qu’il a commis ne sont pas graves ?? Je rĂŞve.
Cette pourriture devrait rester enfermĂ© jusqu’Ă la fin.
On libère vraiment n’importe qui !!
Quelle justice ?? Aucune pensées pour les familles des victimes.. HONTEUX
on aimerait vous entendre de la même façon vous indigner pour les assassins sous OQTF qui égorgent des Français et pour les pédos, qui eux ressortent bizarrement tous au bout de 2 à 8 ans
il a fait sa peine, d’autant que c’est pour « complicité » et non pour assassinat