À Compiègne, une trentaine d’émeutiers ont attaqué le commissariat et pillé un bureau de tabac dans la nuit de vendredi à samedi. Des violences possiblement liées aux récentes opérations antidrogue menées dans le quartier du Clos-des-Roses.

Violences urbaines à Compiègne : le commissariat pris pour cible et un bureau de tabac pillé
La ville de Compiègne, dans l’Oise, a été le théâtre de scènes de violences urbaines dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 juillet 2025, dans le quartier sensible du Clos-des-Roses. Selon les autorités, une trentaine d’émeutiers cagoulés ont attaqué le commissariat local à deux reprises avant de s’en prendre à un commerce de proximité.
Le commissariat visé par des tirs de mortiers
D’après Le Parisien, les événements ont débuté vers 1h30 du matin, lorsque les forces de l’ordre ont essuyé 40 tirs de mortiers dirigés contre la façade du commissariat de Compiègne. Une deuxième salve a suivi vers 2 heures, sans faire de blessés. Le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud, a salué le sang-froid des policiers, épaulés par la gendarmerie nationale et la police municipale, qui ont sécurisé les lieux à l’aide de lanceurs de balles de défense et de grenades lacrymogènes.
Un tabac pillé dans la foulée
À 2h15, soit peu après l’attaque du commissariat, un bureau de tabac situé rue Philéas Lebesgue, à 500 mètres de là , a été violemment pris pour cible. Les images de vidéosurveillance montrent une vingtaine d’individus masqués fracturant le rideau métallique puis la porte pour s’introduire dans la boutique.
Le propriétaire, Kajan Thavarajah, estime les pertes à près de 40 000 euros, entre les espèces dérobées, le vol du stock de tabac et de cigarettes électroniques, et les dégradations. « Je ne comprends pas pourquoi ils s’en prennent à nous », confie-t-il, amer. Le commerce avait déjà été incendié en juin 2023, après les émeutes consécutives à la mort de Naël Merzouk, à Nanterre.
Une réponse violente aux opérations antidrogue ?
Pour le préfet, ces violences pourraient être une réaction aux récentes opérations policières menées contre les trafics de stupéfiants dans le quartier. Des coups de filet ont été réalisés au cours des deux dernières semaines, attisant peut-être la colère des réseaux locaux.
Soutien politique et réponse sécuritaire renforcée
Le maire LR de Compiègne, Philippe Marini, a condamné les violences et affirmé que la ville ne cédera pas face aux trafiquants. Deux personnes ont été interpellées dans la journée, et, sur demande du préfet, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a ordonné le déploiement de la CRS 8, unité spécialisée dans le rétablissement de l’ordre public.
L’enquête se poursuit pour identifier l’ensemble des participants aux violences.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







