Un informaticien parisien de 27 ans a été placé en détention pour un trafic de miel aphrodisiaque contenant une substance dangereuse. L’enquête vise à identifier d’autres membres du réseau.

Trafic de miel aphrodisiaque : un informaticien parisien derrière les barreaux
À seulement 27 ans, Moussa, informaticien et autoentrepreneur, se retrouve au cœur d’une affaire pour le moins inhabituelle. Selon les informations du Parisien, le 17 juillet 2025, il a été mis en examen et incarcéré à Paris pour « importation de produits psychotropes, exercice illégal de la pharmacie et blanchiment aggravé ». Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir participé à un trafic de miel aphrodisiaque interdit, via une plateforme en ligne, depuis octobre 2023 jusqu’au 15 juillet 2025.
Selon les premiers éléments, cette activité non déclarée lui aurait rapporté plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Des colis repérés par les douanes
Tout commence le 22 mai 2024. Les douaniers identifient l’arrivée répétée de colis contenant un produit présenté comme naturel, mais soupçonné de renforcer les performances sexuelles masculines. Les analyses pointent vers une substance interdite : le tadalafil, un puissant principe actif déjà utilisé dans certains traitements contre les troubles érectiles, dont le Viagra.
Importé principalement de Malaisie, Thaïlande et Turquie, ce miel trafiqué circulait sur les réseaux sociaux comme TikTok et Snapchat, mais aussi sur des sites marchands tels qu’Amazon.
Un produit aux risques graves pour la santé
Si la composition exacte du miel saisi reste à confirmer, les autorités rappellent que ce type de stimulant peut provoquer de sérieuses complications : réactions allergiques, contamination par bactéries ou pesticides, maux de tête, vertiges, troubles cardiaques et, dans certains cas, infarctus.
Une société à Londres et une enquête qui s’accélère
En avril 2025, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire. Les investigations révèlent que Moussa, originaire du XIXe arrondissement, avait créé une société à Londres sous une fausse identité. Ancien employé d’Enedis, il avait démissionné pour lancer une activité informatique peu lucrative, soulevant des interrogations sur l’origine réelle de ses revenus.
Le 15 juillet, les policiers l’interpellent à son domicile. Durant sa garde à vue, il affirme n’avoir ignoré la dangerosité du produit et assure avoir cessé la vente depuis plusieurs mois. « Je suis un bon citoyen. Je n’ai jamais voulu faire de mal », déclare-t-il, tout en restant silencieux sur ses éventuels complices, par crainte de représailles.
Une défense qui conteste la détention
Son avocat, Me Gaël Zouaoui, a interjeté appel du placement en détention. Lors de l’audience du 1er août, il a souligné la coopération de son client : remise des codes d’accès à son téléphone et à son ordinateur, fourniture de documents, acceptation des perquisitions.
En attendant la décision de la justice, Moussa demeure incarcéré. L’enquête se concentre désormais sur l’identification et l’arrestation d’autres membres de ce réseau.
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