Beauvais, un quadragénaire alcoolisé a agressé sa femme, menacé un homme avec un couteau, insulté des policiers et frappé le chat mascotte du commissariat. Jugé en comparution immédiate, il a été condamné à 15 mois de prison, dont une partie avec sursis.

Une soirée qui bascule dans la violence
Selon les informations d’Actu.fr, dans la nuit du jeudi 14 août 2025, une violente altercation a éclaté à Beauvais (Oise). Un individu âgé de 40 ans, fortement alcoolisé après avoir consommé près d’un litre de whisky et 70 cl de vodka, s’est disputé avec son épouse avant de croiser cette dernière dans la rue, accompagnée de ses enfants et d’un autre homme. Pris d’un accès de rage, il s’en est pris à ce dernier, puis est retourné chez lui chercher un couteau.
« Je voulais seulement l’intimider », a expliqué le prévenu lors de son audience du lundi 18 août, devant le tribunal judiciaire de Beauvais.
Interpellation mouvementée
Alertée, la police est rapidement intervenue. À leur arrivée, l’homme transpirait abondamment, sentait l’alcool et avait un couteau ouvert dans sa poche. En refusant d’être menotté, il a violemment projeté une policière contre un véhicule, obligeant les agents à utiliser à plusieurs reprises le pistolet à impulsion électrique pour le maîtriser.
L’individu a ensuite multiplié insultes et outrages contre les forces de l’ordre et la magistrature.
Le chat mascotte frappé
Au commissariat, la situation a pris une tournure encore plus choquante. Dans un nouvel accès de colère, l’homme a asséné un coup de pied à « Police », le chat mascotte du commissariat adopté par les agents depuis près de dix ans. L’animal, projeté contre une vitre, a été blessé et soigné par un vétérinaire.
« Le chat ne vous avait rien fait », lui a rappelé la présidente du tribunal. Honteux, le quadragénaire a fondu en larmes à l’audience : « J’ai honte de ce que j’ai fait, honte d’avoir frappé le chat alors que j’en ai moi-même à la maison. »
Déjà dix ans de prison derrière lui
Sorti de détention à l’été 2024 après avoir purgé une peine de dix ans, l’homme était suivi psychologiquement et pour ses problèmes d’addiction. « J’avais juré à ma mère que je ne retournerais pas en prison », a-t-il déclaré en pleurs.
La procureure a requis 18 mois d’emprisonnement. Le tribunal l’a finalement condamné à 15 mois de prison, dont six avec sursis probatoire pendant deux ans. Les neuf mois restants seront aménagés en semi-liberté, avec obligation de travail et de soins psychiatriques et addictologiques.
Il devra également indemniser les policiers victimes : 550 € pour l’agente bousculée et 250 € pour trois autres collègues. La propriétaire du chat, également policière, n’a pas réclamé de dommages et intérêts.
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Je ne comprends pas pourquoi du sursis ? Il a agressĂ© sa femme, menacĂ© un homme, bousculĂ© une policière et frappĂ© le chat mascotte du commissariat…
Cet individu est un danger….