À Castelmayran, dans le Tarn-et-Garonne, une femme de 76 ans comparaît pour avoir déclenché 13 incendies entre 2022 et 2025. Elle justifie ses actes par une “frustration excessive” envers certains habitants du village.

Une septuagénaire face à la justice pour pyromanie
Le mardi 26 août 2025, selon les informations de La Dépêche, le tribunal judiciaire de Montauban jugera en comparution immédiate une habitante de Castelmayran (Tarn-et-Garonne), âgée de 76 ans. La retraitée est accusée d’avoir allumé 13 départs de feux sur la même commune, lors de deux périodes distinctes : l’été 2022 et l’été 2025.
Selon le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, la prévenue a expliqué ses gestes par « une frustration excessive à l’égard de certains habitants du village ».
Un mode opératoire répété
Les incendies se sont concentrés sur un secteur rural situé entre Castelsarrasin et Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les gendarmes de Castelsarrasin ont constaté un mode opératoire récurrent : des allume-feu étaient retrouvés sur des talus ou bords de champs, où la végétation sèche favorisait l’embrasement, sans toutefois provoquer de propagation massive.
Lors d’un des sinistres, un témoin a signalé un véhicule suspect. Les investigations ont conduit les enquêteurs jusqu’à la propriétaire de la voiture : une retraitée du village, au profil inattendu.
Des aveux sur deux séries d’incendies
La suspecte a été interpellée le samedi 23 août 2025, quelques heures après un nouveau départ de feu. Une perquisition a permis de retrouver des allume-feu à son domicile et plusieurs briquets dans son véhicule.
Lors de sa garde à vue, elle a reconnu la majorité des cinq incendies déclenchés en 2025.
En examinant les archives, les enquêteurs ont également relié la septuagénaire à une série de neuf incendies survenus entre juillet et août 2022. Devant les gendarmes, elle a avoué en avoir allumé huit, confirmant une habitude ancienne.
Une procédure judiciaire sous tension
Présentée le 25 août 2025 au parquet de Montauban, la prévenue a été déférée en comparution immédiate pour treize faits au total. Le procureur a requis son placement en détention provisoire.
Mais le juge des libertés et de la détention a finalement décidé d’un contrôle judiciaire strict. La retraitée ne pouvait quitter son domicile qu’entre le mardi matin et l’audience prévue à 14 heures.
Une affaire qui interroge
Au-delà de son âge avancé, ce dossier surprend par le mobile évoqué : la prévenue parle de ressentiment vis-à -vis de certains habitants du village. Une forme de vengeance personnelle qui a mis en danger une commune entière et mobilisé pompiers comme gendarmes à de multiples reprises.
(Merci Yann Bourguignon)
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Si les femmes, qui plus est septuagénaire se mettent à allumer des feux, où va-t-on ??
Bonjour , le juge , n’est pas Ă l’aise de juger , une personne âgĂ©e ! Cordialement .