À Agen, trois pompiers volontaires ont été condamnés pour avoir volé puis détruit un radar à Lamontjoie lors d’une soirée arrosée. Ils écopent de 5 000 € d’amende, dont 4 000 avec sursis, et devront suivre un stage de citoyenneté.

Trois pompiers devant la justice
Le vendredi 5 septembre 2025, le tribunal judiciaire d’Agen a jugé trois hommes au profil irréprochable. Ces pompiers volontaires, sans aucun antécédent judiciaire, comparaissaient pour la destruction d’un radar commise le 27 avril à Lamontjoie, dans le Lot-et-Garonne.
Une soirée de la Sainte-Barbe qui dérape
Selon La Dépêche, tout est parti d’une discussion entre collègues au sujet d’un radar contesté dans la commune. Au fil des verres, l’idée d’en faire une “blague” est née : démonter l’appareil et l’installer dans le jardin d’un camarade. Mais face au refus de ce dernier, les trois hommes décident finalement d’abandonner le radar près d’un lac et d’y mettre le feu.
Ironie de la situation : ce sont les casernes de deux des auteurs qui ont été appelées pour intervenir sur l’incendie.
Des traces ADN compromettantes
C’est l’ADN du quatrième pompier, la cible de la farce, retrouvé sur l’appareil, qui a permis aux enquêteurs d’identifier les véritables auteurs. L’un des prévenus a reconnu avoir tagué le radar d’un message hostile au maire de Lamontjoie, tout en niant tout esprit de vengeance. Un autre a affirmé avoir seulement assisté aux faits.
Le réquisitoire et la condamnation
La procureure a rappelé la gravité des faits :
« C’est une infraction récurrente, encore plus choquante lorsqu’elle émane de pompiers volontaires, ceux-là mêmes qui interviennent sur les accidents de la route. »
Le parquet avait requis 12 mois de prison avec sursis et 2 000 € d’amende. Finalement, les trois hommes ont été condamnés à 5 000 € d’amende, dont 4 000 avec sursis, ainsi qu’à un stage de citoyenneté.
La défense met en avant leur engagement
Les avocats de la défense ont insisté sur le rôle essentiel de leurs clients au sein du SDIS.
Me Alice Collinet a rappelé :
« Il ne s’agit pas de délinquance, mais d’une bêtise désinhibée par l’alcool. »
Me François Delmouly a ajouté qu’un des prévenus avait consacré 3 200 heures à ses missions de pompier en 2024, allant jusqu’à utiliser la moitié de ses congés pour des formations.
S’ils ont échappé à l’interdiction temporaire de leur activité, les trois volontaires devront tout de même rendre des comptes à la direction du SDIS.
(Merci Yann Bourguignon)
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