Un simple contrôle routier à Vallauris a permis de découvrir un réseau de fabrication de faux documents d’identité européens sur la Côte d’Azur. Trois personnes ont été interpellées et du matériel sophistiqué saisi.

Un contrĂ´le routier anodin qui bascule en enquĂŞte criminelle
Ce qui devait être un contrôle routier classique s’est transformé en une affaire d’ampleur. Le dimanche 7 septembre 2025, selon les informations de Nice matin, la brigade anti-criminalité d’Antibes a intercepté un véhicule circulant à Vallauris. À l’intérieur : un conducteur en situation irrégulière et sans permis, porteur de résine de cannabis, ainsi qu’une passagère armée d’un couteau et d’une bombe lacrymogène.
Rapidement placés en garde à vue, leurs vérifications ont conduit les enquêteurs vers une découverte inattendue.
Une véritable « officine » de faux papiers européens
La perquisition menée au domicile du conducteur a mis au jour ce que la police nationale qualifie de « véritable officine de confection de faux documents d’identité ». Les policiers y ont saisi 25 cartes d’identité belges, 33 cartes et permis de séjour italiens, 15 cartes d’identité espagnoles et portugaises, une imprimante à sublimation thermique, un brouilleur d’ondes et des cartes bancaires prépayées.
Au domicile de la passagère, les forces de l’ordre ont également retrouvé un pistolet automatique à blanc de calibre 9 mm, avec chargeur et munitions.
Un réseau basé à Vallauris et Antibes
Les auditions ont permis d’établir l’existence d’un réseau implanté sur Vallauris et Antibes, spécialisé dans la fourniture de faux papiers destinés à des étrangers en situation irrégulière.
Le conducteur a reconnu son rôle d’intermédiaire, rémunéré par commission pour chaque document fourni.
Une troisième personne, une femme également en situation irrégulière, a été identifiée. Chez elle, les enquêteurs ont saisi 100 grammes de résine de cannabis et 1 000 euros en liquide. Elle aurait fourni le pistolet et la drogue au conducteur.
Des suites judiciaires rapides
L’enquête a été confiée à l’antenne de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants de la police aux frontières des Alpes-Maritimes.
Le conducteur et la troisième femme impliquée ont été présentés le 11 septembre devant le tribunal judiciaire de Grasse en vue d’une comparution immédiate.
Quant à la passagère initiale, elle a reçu une convocation devant le délégué du procureur pour une ordonnance pénale relative aux faits de port d’armes.
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Félicitations à nos policiers de la BAC pour cette découverte de faux papiers.