À Montauban, un homme de 37 ans nie un viol sur une mineure de 17 ans en 2021, mais les preuves ADN et ses messages insistants le contredisent. Découvrez les détails du procès et la condamnation prononcée par le tribunal.

Procès choc à Montauban : un ressortissant espagnol face à des accusations de viol sur mineure
Dans une salle d’audience tendue du tribunal judiciaire de Montauban (Tarn-et-Garonne), Mohamed Lahlou Koulali, un homme de 37 ans originaire d’Oujda au Maroc et de nationalité espagnole, a comparu le 16 septembre 2025. Vêtu entièrement de noir et les mains jointes dans le dos, il était jugé pour un viol correctionnalisé commis sur une jeune fille âgée de 17 ans à l’époque des faits. À seulement deux mètres de lui se tenait la plaignante, aujourd’hui âgée de 21 ans et engagée comme sous-officier dans l’armée, conservant un visage encore marqué par la jeunesse.
Une rencontre qui tourne au drame en juillet 2021
Selon les informations de La Dépêche, les événements se sont déroulés en juillet 2021. L’adolescente avait croisé l’accusé la veille lors d’une sortie nocturne. Le lendemain, il l’a bombardée de messages via Snapchat, la complimentant sur son apparence et l’invitant à le rejoindre, malgré ses refus explicites où elle mentionnait son âge mineur et son manque d’intérêt. Par hasard, ils se sont revus en centre-ville de Montauban. Persistant, l’homme l’a convaincue de consommer de l’alcool avant de la mener à son domicile pour fumer du cannabis. Une fois sur place, la situation a dégénéré : sous l’emprise de la vodka et face à des avances répétées, la jeune fille, affaiblie, n’a pu s’opposer efficacement. Elle se rappelle des mots “laisse-toi faire” prononcés par l’accusé, suivis d’un acte sexuel imposé, avant de perdre connaissance. À son réveil, elle était dénudée dans l’appartement.
Tentative de suicide et lancement de l’enquête
Peu après, la victime, en état de détresse profonde, a tenté de se suicider en ingérant des médicaments. Alertée, sa famille a contacté les autorités. Choquée et repliée sur elle-même, elle a rapporté avoir subi un viol, déclenchant une enquête immédiate. Lors de l’audience, l’accusé a contesté les éléments les plus graves, admettant seulement des baisers et des attouchements sur la poitrine, mais niant tout acte buccal forcé. Interrogé par la présidente Emmanuelle Yvert sur le consentement, il a affirmé que l’excitation était mutuelle et que la plaignante l’avait initié aux contacts. Il a même évoqué ses “mauvaises fréquentations” pour se dédouaner, se présentant comme un protecteur bien intentionné.
Preuves irréfutables et défenses contradictoires
Les éléments à charge se sont avérés écrasants. Des traces d’ADN, incluant du sperme, ont été détectées sur les sous-vêtements de la victime, directement liées à l’accusé. Celui-ci a tenté de se justifier en prétendant que c’était elle qui avait pris l’initiative. Changeant de version, il a ensuite invoqué une consommation excessive d’alcool altérant son jugement, tout en affirmant respecter les femmes en raison de sa famille. Cependant, les analyses ont révélé un taux d’alcoolémie nul. Questionné sur la suppression de son compte Snapchat le lendemain, il a nié tout lien avec les faits, citant des menaces d’amis de la plaignante, avant d’admettre une erreur “involontaire”.
L’avocate de la partie civile, Me Stéphanie Nauges, a interrogé : “Qui a vraiment été piégé ce jour-là ?” Le procureur Bruno Sauvage a souligné l’incapacité de la mineure, ivre et ayant exprimé son refus, à consentir valablement, réclamant 18 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire, soit 12 mois ferme effectifs. La défense, représentée par Me Julie-Emilia Rodriguez, a plaidé un déni lié à un conflit de valeurs internes.
Verdict et conséquences judiciaires
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Mohamed Lahlou Koulali a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme, avec une possible adaptation de peine par le juge d’application des peines. Il est interdit d’exercer toute activité impliquant des mineurs pour une durée de 10 ans, et son nom figurera au fichier judiciaire national des auteurs d’infractions sexuelles. Il devra également indemniser la victime à hauteur de 34 293 euros pour les dommages subis.
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Vu le peine encourue, je n’ai pas tout compris: c’est en France ou en Afghanistan que cette chance pour la France a Ă©tĂ© jugĂ©e?