Un militant surnommé « Momo », infiltré dans les cercles de l’ultragauche, a été identifié comme informateur de la DGSI. Pendant plus de trois ans, il aurait transmis adresses, numéros, photos et plans d’actions à la police.

Trois ans d’infiltration au cœur des milieux militants
À quelques jours de la mobilisation « Bloquons Tout » du 10 septembre, la nouvelle a secoué les cercles de l’ultragauche : un infiltré, surnommé « Momo », a été démasqué. Pendant plus de trois ans, cet homme aurait fourni des informations détaillées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Selon les révélations de Blast, il partageait tout avec un groupe de policiers dans une conversation baptisée « Amigo » : adresses de militants, numéros de téléphone, plaques d’immatriculation, lieux de réunion et de futures actions.
Un informateur insoupçonnable, pris en flagrant délit numérique
Le profil de « Momo » surprend, tant il était impliqué dans différentes luttes : écologiques, antifascistes, anticapitalistes, contre l’A69 ou encore à Sainte-Soline. Il s’était même déplacé jusqu’en Belgique et en Allemagne.
Son double jeu a été révélé de manière inattendue. Après avoir rendu un téléphone qui lui avait été prêté, les militants ont découvert des échanges compromettants avec la police. Ces captures d’écran ont circulé rapidement sur WhatsApp, Telegram et Signal, confirmant ses activités d’indic.
Recruté après une interpellation et sous pression
Selon un texte diffusé dans les réseaux militants, « Momo » aurait accepté de collaborer après une interpellation. Étranger sans titre de séjour, il aurait cédé sous la menace d’un placement en prison ou en centre de rétention administrative (CRA).
En échange de ses renseignements, la police lui aurait promis des papiers et lui aurait versé des aides financières : paiement de billets de train en liquide, contribution à son loyer et même prise en charge de médicaments.
Une pratique ancienne mais toujours d’actualité
La DGSI ne commente jamais ce type de situation, mais une source interne a confirmé à Blast qu’un informateur avait bien été démasqué. « Beaucoup d’indics sont recrutés après des interpellations », rappelle un ancien membre des Renseignements généraux.
Pour les militants, cette révélation est un choc mais pas une surprise. « Personne ne détient une vision globale de la mouvance, explique l’un d’eux. Il y a des figures anciennes et de nouveaux venus. Les départs et arrivées se font en permanence. »
(Merci Rudy van Cappellen)
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Bien joué ce clandestin était sur deux tableaux !!
Ça fait du bien aux militants violents de l’ultra gauche…. Ils se sont fait rouler…