À Andernos-les-Bains, une propriétaire affirme vivre un cauchemar judiciaire : le squatteur de son logement a porté plainte contre elle, entraînant sa garde à vue.

Une affaire qui choque l’opinion
À Andernos-les-Bains (Gironde), une situation inattendue soulève de nombreuses réactions : Karine Lellouche, 55 ans, propriétaire d’un logement occupé illégalement depuis plusieurs mois, a été placée en garde à vue à la suite d’une plainte déposée… par le squatteur lui-même, rapporte La Dépêche .
Celui-ci, installé sans autorisation dans un bien immobilier mis en vente après le décès du père de la propriétaire, accuse la quinquagénaire d’avoir organisé une opération d’intimidation à son encontre.
« Trois gendarmes ont frappé à ma porte pour m’annoncer que j’étais accusée d’association de malfaiteurs, un délit passible de dix ans de prison », témoigne Karine Lellouche.
Un logement hérité devenu source de conflit
L’an dernier, la propriétaire met en vente la maison de son défunt père. Mais au printemps, un individu s’y installe sans droit ni titre. Dès lors, une longue procédure judiciaire est engagée pour tenter de faire expulser l’occupant. Malgré la présentation de son titre de propriété, Karine Lellouche se voit opposer un refus de la préfecture au motif qu’aucune effraction n’a été constatée à l’entrée dans les lieux.
« J’ai tout envoyé : actes, preuves, dossier complet… mais on m’a répondu que ce n’était pas recevable », déplore-t-elle.
Quand la plainte du squatteur inverse les rĂ´les
Le 30 septembre, la situation bascule : le squatteur dépose plainte et affirme avoir été victime de violences prétendument orchestrées par la propriétaire. C’est à la suite de cette plainte que Karine Lellouche est placée en garde à vue pour audition.
L’enquête est en cours et le parquet devra déterminer s’il existe des éléments tangibles ou si ces accusations constituent une stratégie destinée à ralentir la procédure d’expulsion.
Conséquences financières lourdes
Face à l’impossibilité de récupérer son bien, la propriétaire décide de le vendre. L’acheteur accepte, mais fait baisser le prix en raison de la présence de l’occupant. Résultat : une perte estimée à 80 000 euros.
« Je vends ma maison moins cher parce qu’elle est squattée. Je paie les charges, je subis les procédures… et aujourd’hui, je suis traitée comme une suspecte », affirme-t-elle.
Appel à une réforme urgente
Karine Lellouche réclame des mesures plus strictes pour lutter contre les occupations illégales, notamment un encadrement renforcé de l’accès aux services essentiels :
« L’ouverture d’un compteur d’eau ou d’électricité ne devrait se faire qu’avec un acte de propriété ou un bail. Cela dissuaderait les squatteurs », estime-t-elle.
Des associations de propriétaires dénoncent un déséquilibre juridique qui rend les démarches longues et coûteuses, même lorsqu’il s’agit d’un bien familial occupé sans autorisation.
EnquĂŞte en cours
La gendarmerie confirme que l’affaire suit son cours. Le parquet doit désormais se prononcer sur la recevabilité de la plainte déposée par l’occupant. En attendant, la propriétaire continue de se battre pour récupérer la jouissance de son bien immobilier.
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les lois sont Ă revoir de toute urgence car le » monde tourne l’envers actuellement
Bonjour , le macron , s’en occupe , jour et nuit ! Cordialement .
ubuesque!!!!!!!!!!!!!!