Dix ans après les attentats du 13-Novembre qui ont fait 132 morts, Emmanuel Macron annonce la Légion d’honneur pour les policiers de la BRI intervenus au Bataclan. Commémorations émouvantes à Paris avec musique rock, minute de silence et inauguration du Jardin du souvenir. Un hommage vibrant à la résilience française face au terrorisme.

13-Novembre 2025 : Emmanuel Macron décore les policiers de la BRI qui sont intervenus au Bataclan de la Légion d’honneur lors des commémorations émouvantes
Ce jeudi 13 novembre 2025, exactement dix ans après les attentats terroristes qui ont frappé Paris et Saint-Denis, la France s’est recueillie pour honorer la mémoire des 132 victimes et des plus de 350 blessés. Au cœur de ces cérémonies nationales, le président Emmanuel Macron a annoncé une distinction prestigieuse pour les forces de l’ordre ayant neutralisé les assaillants au Bataclan, marquant un geste de reconnaissance tant attendu par les associations de victimes et l’opinion publique.
Un parcours de commémorations à travers les lieux du drame
La journée a débuté au Stade de France à Saint-Denis, site des premières explosions kamikazes, avant de se poursuivre sur les terrasses du Xe et XIe arrondissements de Paris – les rues du Faubourg-du-Temple, Alibert, de Charonne et Fontaine-au-Roi –, touchées par des fusillades indiscriminées. À chaque étape, des gerbes de fleurs ont été déposées, les noms des victimes lus à voix haute par des acteurs clés de la nuit tragique : un coordinateur sécurité du stade, une infirmière des sapeurs-pompiers, un responsable de sécurité du Bataclan, un policier, une urgentiste de l’hôpital Saint-Louis, une bénévole de la Protection civile, des agents municipaux, une psychologue et une greffière de la cour d’assises.
L’hommage s’est intensifié devant le Bataclan, où 90 personnes ont perdu la vie lors d’une prise d’otages de plusieurs heures par plusieurs terroristes. Un silence impressionnant a régné, seulement brisé par les moteurs des véhicules de police au loin, tandis que Bernard Cazeneuve (ex-ministre de l’Intérieur) et Manuel Valls (ex-Premier ministre) rejoignaient la foule. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, a participé à ces moments solennels, soulignant l’unité nationale face au terrorisme.
La journée s’est conclue place Saint-Gervais, en face de l’Hôtel de ville de Paris, avec l’inauguration officielle du Jardin du 13 novembre 2015, un espace mémoriel dédié aux victimes. Présidée par le chef de l’État et la maire Anne Hidalgo, cette cérémonie – fermée au public mais retransmise en direct sur France 2 et TF1 – a mis l’accent sur la résilience culturelle, avec des références au rock en écho au concert des Eagles of Death Metal interrompu en 2015.
Une cérémonie sous le signe de la musique et de l’émotion collective
Dirigée artistiquement par Thierry Reboul, ancien responsable des cérémonies des JO 2024, l’événement a vibré au rythme de compositions originales et de reprises emblématiques. Le Requiem des Lumières, œuvre de Victor Le Masne, a ouvert les hostilités, suivi d’une version instrumentale de Brothers in Arms de Dire Straits. Jesse Hughes, chanteur des Eagles of Death Metal présent sur scène la nuit des faits, a interprété You’ll Never Walk Alone de Gerry and the Pacemakers, guidant le Chœur du 13 – formé de survivants et de familles endeuillées. Des drones ont dessiné un symbole de la paix au-dessus de la tour Eiffel, tandis qu’Eddy de Pretto chantait L’Absent de Gilbert Bécaud, et le Chœur du 13 fermait par Shooting Stars de Rival Sons.
Axelle Saint-Cirel et le Chœur de Radio France ont entonné La Marseillaise, renforçant le sentiment d’unité. Place de la République, des milliers de Parisiens ont déposé bougies, fleurs et messages au pied de la statue, transformant l’espace en un lieu de recueillement spontané.
Le discours de Macron : reconnaissance aux héros et avertissement au terrorisme
Lors de son allocution au Jardin du souvenir, Emmanuel Macron a évoqué une “douleur insensée, injuste, insupportable” qui “demeure” chez les victimes et leurs proches. “Pas une vie ne sera oubliée, pas une goutte de vos larmes ne sera perdue”, a-t-il déclaré, rendant hommage aux secouristes, serveurs, élus et citoyens ordinaires qui ont agi cette nuit-là . Il a rappelé que les terroristes visaient “des lieux de sport, de convivialité, d’arts” – symboles de liberté française – et affirmé que la Nation se portait “garante” d’empêcher de futures attaques, avec 85 projets déjoués en dix ans, dont six en 2025.
C’est dans ce contexte que Macron a fait une annonce majeure : les policiers des colonnes Alpha et Bravo de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), qui ont abattu les deux derniers assaillants – Foued Mohamed-Aggad et Ismaël Omar Mostefaï – tenant une dizaine d’otages, seront élevés à la Légion d’honneur. “En témoignage de la reconnaissance particulière de la Nation”, a-t-il précisé, saluant leur sacrifice face à un djihadisme “moins détectable” mais persistant. Cette décision répond à une demande récurrente des associations comme Life for Paris, dont le président Arthur Dénouveaux, rescapé, plaidait sur BFMTV pour que ces “héros” soient médaillés, eux qui “ont mis leur vie en balance”.
Philippe Duperron, de l’association 13 Onze 15 Fraternité et Vérité et père d’une victime, a ouvert les prises de parole associatives, suivi de Dénouveaux. Une minute de silence, observée main dans la main par Macron, Hidalgo et les représentants des victimes, a clos l’événement sur une note de fraternité. Sur X, l’ex-otage David Fritz Goeppinger s’est réjoui : “Mes héros sont enfin honorés.”
Réactions et implications : un tournant pour la mémoire collective
Cette distinction, réclamée depuis des années par des figures comme l’eurodéputé Matthieu Valet, qui avait interpellé l’Élysée en mai 2025, marque un pas vers la reconnaissance des unités d’élite (BRI, RAID, BAC) engagées cette nuit-là . Des voix sur les réseaux sociaux, comme celle d’Alexis Poulin, soulignent le contraste avec d’autres récipiendaires, appelant à une “belle cérémonie nationale”.
Life for Paris officialise sa dissolution ce jour, un choix mûri pour “ne pas s’enfermer dans le statut de victime”, selon Dénouveaux. Macron a par ailleurs annoncé l’installation d’un musée-mémoriel du terrorisme dans une caserne du XIIIe arrondissement, renforçant l’engagement républicain contre la haine.
Ces commémorations rappellent que “la France a tenu, Paris a tenu”, comme l’a martelé le président, promettant une “réponse intraitable” à quiconque menacerait la liberté. Un message d’espoir : “Ceux qui haïssent ne crieront jamais plus fort que ceux qui aiment.”
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10 ans après !!! il y a quelque chose qui ne va pas dans ce pays
Il change d’avis comme de chemise attendons que cela soit fait, moi je croyais que c’Ă©tait dĂ©jĂ le cas !