À Marseille, le parquet ouvre une enquête pour diffamation après des propos de Sébastien Delogu sur la police, tenus en meeting et dénoncés par le préfet.

Propos sur la police : une enquête ouverte à Marseille après un meeting de Sébastien Delogu
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour diffamation publique après des déclarations tenues en meeting par Sébastien Delogu (La France insoumise), candidat déclaré aux élections municipales, relate Sud-ouest. L’affaire intervient dans un contexte de campagne déjà très politique, marqué par de vives réactions sur les réseaux sociaux.
Une procédure déclenchée après des déclarations en meeting
Selon le parquet, une enquête a été ouverte pour diffamation publique « envers un corps constitué ou une administration publique ». Les propos visés ont été tenus lors d’un meeting de campagne organisé samedi, au cours duquel Sébastien Delogu a évoqué la mort d’Adama Traoré, survenue en 2016 dans le Val-d’Oise après une interpellation.
Durant son intervention, le candidat a notamment déclaré : « Ça les fait criser quand on dit que la police tue. Mais la police, elle a tué son frère, donc il ne faut pas l’oublier ». La prise de parole s’est faite en présence d’Assa Traoré.
Le contexte judiciaire autour de la mort d’Adama Traoré
Dans ce dossier, la justice a prononcé à deux reprises un non-lieu pour les gendarmes ayant interpellé Adama Traoré, en première instance puis en appel. Les décisions ont retenu que leurs gestes avaient contribué au décès, tout en estimant qu’ils étaient restés dans le cadre de la loi.
La famille a formé un pourvoi en cassation, ce qui prolonge la procédure sur le plan judiciaire. C’est dans ce contexte sensible que les déclarations de Sébastien Delogu ont suscité une réaction institutionnelle.
La réaction du préfet et l’ouverture de l’enquête
Lundi, le préfet de région Jacques Witkowski a réagi sur le réseau social X, disant « déplor(er) » des propos qu’il estime porter atteinte à l’engagement de la police et de la gendarmerie nationales. Il a indiqué avoir saisi la justice sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, mécanisme permettant de signaler des faits susceptibles de constituer une infraction.
Le parquet a ensuite confirmé l’ouverture d’une enquête, afin d’apprécier si les propos relèvent pénalement de la diffamation publique à l’égard d’un corps constitué ou d’une administration publique. Les suites dépendront des éléments recueillis et des qualifications retenues à l’issue des investigations.
La riposte du candidat sur les réseaux sociaux
Toujours sur X, Sébastien Delogu a critiqué la prise de position du préfet, jugeant qu’elle commentait un discours politique en période de campagne. Il a également affirmé qu’il continuerait à défendre la mémoire de plusieurs personnes décédées dans des affaires ayant suscité une forte émotion publique, citant notamment Adama Traoré, Nahel, Cédric et Zineb.
À ce stade, l’enquête porte sur la qualification pénale des propos et non sur une remise en cause d’un débat politique au sens large. Le cadre juridique de la diffamation publique impose d’évaluer précisément la nature des imputations formulées, la cible visée et le contexte de diffusion.
Une campagne municipale sous tension Ă Marseille
Sébastien Delogu s’est lancé mi-novembre dans la course à la mairie de Marseille, avec l’ambition de porter un projet politique présenté comme populaire. La séquence intervient alors que la gauche apparaît divisée, face à une droite unie et une extrême droite qui revendique des ambitions dans la deuxième ville de France.
Le député LFI est par ailleurs régulièrement au centre de polémiques liées à des actions très médiatisées. Il a notamment été remarqué pour avoir brandi un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale et pour son soutien à un blocus lycéen en 2023.
Condamnation et autres procédures citées dans son parcours récent
Dans le cadre de l’épisode lié au blocus lycéen, l’élu a été condamné à une amende de 5 000 euros pour violences envers deux cadres de l’Éducation nationale. Il conteste les faits, et il n’a pas fait appel de cette décision.
Le député a également été entendu au printemps dans une enquête préliminaire portant sur des documents privés déclarés volés à un chef d’entreprise, ancien responsable local du Crif, dans un contexte de conflit social. Ces documents ont ensuite été diffusés sur ses réseaux sociaux, et les investigations étaient toujours en cours au moment des derniers éléments communiqués.
(Merci Yann Bourguignon)
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Comme excuse, il dira qu’il est inculte et illettrĂ©. Et hop! Du sursis!
Bonjour , ducobu , devrait se pencher , sur l’incendie du Collège Champollion Ă Dijon , allumĂ©s par des racailles , vendeurs de drogues ! Cordialement .