Un policier a été condamné à sept ans de prison ferme par la cour criminelle de Loire-Atlantique pour la mort d’Aboubacar Fofana, 22 ans, tué lors d’un contrôle routier à Nantes en 2018. La thèse du tir accidentel a été écartée.

Sept ans de prison ferme pour le policier auteur d’un tir mortel à Nantes
La cour criminelle de Loire-Atlantique a prononcé une lourde condamnation ce vendredi 16 janvier à l’encontre d’un agent de police jugé pour la mort d’Aboubacar Fofana. Le jeune homme de 22 ans avait été abattu lors d’un contrôle routier en 2018. Le tribunal a écarté la version du tir accidentel défendue par le prévenu, relate France Info.
Une condamnation plus lourde que les réquisitions
La juridiction a prononcé une peine de sept années d’emprisonnement ferme assortie d’un mandat de dépôt immédiat. Cette décision marque un tournant dans cette affaire qui a profondément marqué l’agglomération nantaise. La sévérité de la sanction contraste avec les réquisitions du parquet, qui avait sollicité quatre années de détention dont deux avec sursis.
L’agent des forces de l’ordre avait maintenu durant l’ensemble des débats judiciaires que son coup de feu était involontaire. Cette version des événements n’a pas convaincu la juridiction criminelle, qui a rejoint l’analyse de l’accusation.
Un contrôle jugé défaillant par le parquet
Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public a décrit une intervention policière mal conduite. L’avocat général a demandé aux magistrats de ne pas retenir l’hypothèse du tir accidentel présentée par la défense. Son argumentaire a mis en lumière les dysfonctionnements qui ont précédé le drame.
La victime, Aboubacar Fofana, était originaire de la région parisienne et effectuait une visite dans la métropole ligérienne au moment des faits. Le drame s’est produit lors d’un contrôle de circulation qui a mal tourné.
Des répercussions sociales importantes
Le décès du jeune homme avait déclenché plusieurs nuits de violences urbaines dans l’agglomération nantaise. Les quartiers du Breil et de Bellevue avaient été le théâtre de tensions importantes, tout comme les communes périphériques d’Orvault et de Rezé.
Ces troubles avaient révélé les fractures existantes entre une partie de la population et les forces de l’ordre. L’affaire était devenue emblématique des questionnements sur les pratiques policières et l’usage des armes à feu lors des interventions.
Une décision aux implications multiples
La condamnation prononcée ce vendredi soulève de nombreuses interrogations sur la responsabilité pénale des agents en intervention. Le mandat de dépôt signifie que le policier condamné a été immédiatement incarcéré à l’issue de l’audience.
Cette décision judiciaire intervient plus de sept ans après les événements tragiques qui ont coûté la vie à Aboubacar Fofana. Elle marque l’aboutissement d’une procédure longue et complexe qui a mobilisé l’attention de l’opinion publique locale.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





La justice semble avoir la main plus lĂ©gère quand c’est l’inverse, un policier qui tombe ce n’est pas bien grave.