Deux individus ont été arrêtés mardi soir à Blois alors qu’ils dérobaient les gouttières en cuivre de l’église Saint-Vincent-de-Paul. Le matériel a été récupéré et une plainte déposée par la paroisse.

Blois : interpellés en plein démontage des gouttières de l’église Saint-Vincent-de-Paul
Dans la soirée du mardi 20 janvier 2026, les forces de l’ordre ont mis fin aux agissements de deux individus dans le centre-ville de Blois. Ces derniers ont été surpris en train de dérober méthodiquement les éléments en cuivre de l’église Saint-Vincent-de-Paul. Placés en garde à vue, ils devront répondre de ce vol de métaux au préjudice de la collectivité.
La scène n’est pas passée inaperçue dans la rue du Pont-du-Gast. Alors que la nuit était déjà tombée sur la préfecture du Loir-et-Cher, ce mardi, des riverains ont été intrigués par l’activité suspecte de deux hommes aux abords de l’édifice religieux. Loin de s’adonner à une prière nocturne, le duo s’affairait contre les murs extérieurs, procédant au démontage systématique des gouttières.
Pris la main dans le sac
Alertés rapidement par ces témoins oculaires, les effectifs de police ont convergé vers le lieu de culte. Leur intervention rapide a permis de surprendre les auteurs présumés en flagrant délit, relate La Nouvelle République. Au moment de leur interpellation, cinq longues gouttières en cuivre avaient déjà été arrachées du flanc ouest de l’église, vraisemblablement destinées à la revente sur le marché illégal des métaux.
Les deux suspects ont été immédiatement conduits au commissariat de Blois où leur garde à vue a été notifiée. Ce mercredi 21 janvier à la mi-journée, ils étaient toujours entendus par les enquêteurs pour s’expliquer sur ce larcin.
« Ce matériel est payé avec nos impôts »
Informé par les services de police des événements survenus dans la soirée, l’abbé Guillaume Lanchet, curé de la paroisse affectée, s’est rendu au commissariat pour déposer plainte. Bien que le prêtre ait déjà été confronté par le passé à des vols d’objets sacrés ou de mobilier dans d’autres églises, la nature de ce délit l’a quelque peu décontenancé.
« Toutes les gouttières ont été retrouvées », confirme l’homme d’Église, soulagé que le préjudice matériel soit limité. Il tient d’ailleurs à saluer la réactivité des forces de l’ordre : « C’est un travail bien fait des policiers. Même des choses qui peuvent paraître anodines ne restent pas impunies. »
Au-delà de la dimension religieuse du bâtiment, l’abbé Lanchet rappelle que ce type de dégradation pèse in fine sur le contribuable. « Ce vol touche la municipalité car la mairie est propriétaire des églises. Ce matériel est payé avec nos impôts », a-t-il souligné à la sortie du poste de police. Le parquet de Blois devrait statuer dans les prochaines heures sur les suites judiciaires à donner à cette affaire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







