Un homme de 38 ans a été mis en examen pour l’assassinat d’un retraité de 87 ans à Branne. Il avoue avoir tué la victime pour récupérer rapidement la maison qu’il lui avait achetée en viager en 2023.

Branne : il assassine un octogénaire pour récupérer une maison achetée en viager
Un homme de 38 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour l’assassinat d’un ancien élu de 87 ans à Branne, en Gironde. Le meurtrier présumé a reconnu avoir tué sa victime dans le but de s’approprier plus rapidement le bien immobilier qu’il lui avait acheté en viager. Sa compagne a été mise en examen pour non-dénonciation de crime.
La découverte macabre d’un ancien élu
Le corps sans vie de Léon Stablo, ancien conseiller municipal âgé de 87 ans, a été découvert mardi dernier en fin de matinée à son domicile de Branne. C’est l’un de ses proches qui a fait la sinistre découverte en se rendant chez le retraité.
Les gendarmes dépêchés sur place ont immédiatement constaté la présence de nombreuses traces de sang à proximité du corps. Des projections sanguines ont également été relevées dans différentes pièces de l’habitation, ainsi que sur la poignée d’une fenêtre ouverte, alors que le domicile était verrouillé de l’intérieur selon le procureur de la République.
Des aveux complets du suspect
Les investigations ont rapidement permis l’interpellation d’un habitant de la commune âgé de 38 ans, relate Ici Gironde. Sans emploi mais se présentant comme charpentier de formation, l’homme a reconnu les faits dès sa garde à vue.
Le suspect a avoué avoir volontairement donné la mort à l’octogénaire. Il a expliqué aux enquêteurs qu’il réfléchissait à ce geste depuis plusieurs mois. Son mobile était purement financier : il souhaitait disposer plus rapidement de la propriété qu’il avait acquise en viager auprès de la victime en 2023.
Un scénario d’une violence extrême
L’autopsie pratiquée sur le corps de Léon Stablo a révélé la brutalité de l’agression. L’ancien élu a d’abord été frappé au visage, probablement avec un objet contondant.
Le parquet de Bordeaux précise que la victime a ensuite été étranglée. Le décès résulte d’une décompensation cardiorespiratoire terminale consécutive à un syndrome asphyxique, faisant suite à une obstruction de la bouche et un possible mécanisme de strangulation.
La compagne mise en cause pour non-dénonciation
Une femme de 41 ans, compagne du suspect, a également été interpellée dans cette affaire. Elle a été mise en examen pour non-dénonciation de crime, abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité d’une personne, ainsi que pour recel de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité.
Contrairement à son compagnon écroué, elle a été placée sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction en charge du dossier.
Une affaire qui interroge sur les dérives du viager
Ce fait divers tragique met en lumière les risques inhérents aux transactions en viager. Dans ce type de vente, l’acquéreur verse une rente au vendeur jusqu’à son décès, moment où il devient pleinement propriétaire du bien.
L’impatience du meurtrier présumé face à l’espérance de vie de son crédirentier l’a conduit à planifier et exécuter ce crime crapuleux. L’enquête devra déterminer l’ensemble des circonstances et la préméditation exacte de cet assassinat.
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Comme on nous enseignait: « A qui profite le crime? »
Minable
Quelle horreur, quelle honte !!
Cet individu est pathĂ©tique, il sait ce que veut dire VIAGER ?? Je ne crois pas…
Ce type d’acquisition d’un bien immobilier peut durer des annĂ©es…
Pensées pour la famille du défunt