Le futur poste de police municipale de Bourges (Cher) a été la cible d’une attaque aux mortiers d’artifice et d’un incendie volontaire ce samedi matin. Le maire dénonce des actes d’intimidation dans le quartier des Gibjoncs.

Bourges : le futur poste de police incendié par des tirs de mortiers avant son ouverture
Dans la nuit de vendredi à samedi, les locaux destinés à accueillir la police municipale dans le quartier des Gibjoncs ont été visés par des engins pyrotechniques et un départ de feu. Si l’intervention des pompiers a limité les dégâts, l’acte, qualifié d’intimidation par la municipalité, ne laisse aucun doute sur son caractère intentionnel, relate Ici Berry.
Les faits se sont produits aux alentours de 3 heures du matin, ce samedi 24 janvier 2026. Le calme nocturne du quartier des Gibjoncs, situé au nord de Bourges, a été rompu par une attaque ciblée contre un bâtiment symbolique : le futur poste de police municipale, dont l’inauguration était prévue prochainement.
Une attaque commando en pleine nuit
Selon les premiers éléments recueillis, plusieurs individus encagoulés ont été aperçus aux abords de la structure. Le mode opératoire témoigne d’une volonté manifeste de nuire : la vitre arrière du local a été brisée par effraction, permettant probablement l’introduction de produits inflammables ou de projectiles.
Des tirs de mortiers d’artifice ont également été dirigés contre la façade et l’intérieur du bâtiment. Les traces de suie sur les murs et les débris au sol attestent de la violence de l’incendie qui s’est déclaré à la suite de ces tirs.
L’ouverture prévue en mars compromise ?
L’intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis de circonscrire le sinistre avant qu’il ne se propage aux appartements voisins, évitant ainsi un drame humain. Aucune victime n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont significatifs.
Cette attaque intervient dans un contexte sensible, alors que ce nouveau poste de proximité devait être opérationnel dès le mois de mars pour renforcer la sécurité dans ce secteur.
La municipalité dénonce une “tentative d’intimidation”
La réaction politique ne s’est pas fait attendre. Le maire de Bourges a fermement condamné ces dégradations sur les réseaux sociaux. L’édile qualifie ces événements d’actes “inacceptables” visant, selon lui, à “intimider et à fragiliser notre présence sur le terrain”. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de ces dégradations volontaires par incendie.
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