Condamné par la cour criminelle du Val-d’Oise, un homme de 58 ans écope de 4 ans avec sursis probatoire après la contamination au VIH de sa compagne.

Val-d’Oise : 4 ans de prison avec sursis pour un homme condamné après la contamination au VIH de sa compagne
La cour criminelle du Val-d’Oise a déclaré coupable, mardi 3 mars, un homme de 58 ans poursuivi pour avoir eu des relations non protégées avec sa compagne sans lui avoir révélé sa séropositivité. Il a été condamné à quatre ans de prison avec sursis probatoire.
Une condamnation pour “substance nuisible” et violences sur conjoint
À l’audience, l’accusé, prénommé Jocelyn, a reconnu avoir été testé positif au VIH en 1996, tout en expliquant ne pas en avoir parlé à sa partenaire. La cour l’a reconnu coupable d’administration de substance nuisible ayant entraîné une infirmité permanente, ainsi que de violences sur conjoint, relate Le Parisien.
La peine prononcée est de quatre ans de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Pendant cette période, il doit respecter une interdiction de contact avec son ex-femme et une obligation de soins.
Réquisitions et arguments de la défense
Au cours du procès, l’avocate générale avait requis cinq ans de prison, dont trois ans avec sursis, une peine présentée comme aménageable. La défense, elle, a insisté sur l’ancienneté des faits et sur l’état de santé de l’accusé.
Une audience marquée par des problèmes de santé et des addictions
Un départ en détention ferme paraissait peu probable au regard de la situation médicale décrite à l’audience. Une précédente audience, tenue l’année dernière, avait été renvoyée après plusieurs crises d’épilepsie.
Ces crises ont été présentées comme s’inscrivant dans un parcours de toxicomanie, avec des consommations de cocaïne, d’héroïne et de crack sur plusieurs années. Selon les éléments évoqués au procès, l’homme a cessé la plupart de ces consommations mais conserve une forte accoutumance à l’alcool et au cannabis, au point de quitter la salle d’audience en tremblant en début d’après-midi, lors de la première journée d’audience.
Une découverte en 2014, puis une plainte sur fond de violences conjugales
La compagne de l’accusé a appris sa séropositivité en 2014. Le couple s’est néanmoins marié l’année suivante, la jeune femme estimant alors que sa situation la rendrait indésirable aux yeux d’autres partenaires.
La plainte a été déposée plus tard, dans un contexte de violences conjugales. Jocelyn, qui avait contesté les faits pendant l’instruction, a finalement reconnu à l’audience sa séropositivité ancienne, a exprimé des regrets et a présenté des excuses à son ex-femme.
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