Le parquet de Niort a classé sans suite l’enquête sur les tirs mortels d’un gendarme survenus en 2025 à Augé, retenant la légitime défense. La famille annonce un recours.

Tirs mortels lors d’une intervention : l’enquête visant un gendarme classée sans suite
Près d’un an après la mort d’un homme de 33 ans, mortellement touché par les tirs d’un militaire lors d’une intervention pour nuisances sonores, la justice a rendu sa décision. Le parquet de Niort a conclu à la légitime défense, une position que les proches du défunt contestent fermement en annonçant une nouvelle offensive judiciaire.
Un contrôle qui dégénère
Les faits remontent à la nuit du 20 au 21 mai 2025, dans la petite commune d’Augé. Une patrouille de trois militaires se rend au domicile de Gabriel B., suite à l’appel d’un voisinage excédé par le bruit. La situation sur place se tend rapidement, relate 20 Minutes.
Au cours de cette opération nocturne, l’un des gendarmes fait usage de son arme de service à deux reprises. Le trentenaire, grièvement blessé par ces tirs très rapprochés, ne survit pas. L’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) avait immédiatement été saisie pour faire la lumière sur l’enchaînement de cette confrontation fatale.
Légitime défense retenue
Mardi 10 mars 2026, l’autorité judiciaire a officiellement refermé ce dossier sur le plan pénal. La procureure de la République a justifié ce classement sans suite par la caractérisation d’une menace directe et immédiate pesant sur les forces de l’ordre. Les investigations ont en effet démontré que le défunt était muni d’une matraque télescopique au moment des faits.
Face à cet objet contondant assimilé à une arme, le parquet considère que la vie de l’agent était en péril. Les deux coups de feu, déclenchés à une seconde d’intervalle, ont été analysés comme une riposte nécessaire. La justice estime ainsi que la force employée était strictement proportionnée à l’agression subie par le militaire.
La famille contre-attaque
Cette conclusion judiciaire est loin de satisfaire l’entourage du trentenaire. La mère de la victime remet ouvertement en cause la méthode employée par la patrouille ce soir-là . Elle estime que l’attitude des forces de l’ordre a instauré un climat défavorable ayant précipité cette issue tragique.
Pour étayer ses doutes, la famille s’appuie sur un enregistrement vidéo d’une heure, capté par le téléphone du défunt durant l’intervention. Bien que le parquet assure avoir minutieusement exploité cette pièce dans son enquête, les proches refusent d’en rester là . Ils préparent actuellement le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction.
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