Lucas Larivée a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Corrèze pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, commis en octobre 2022. Retour sur un verdict attendu.

Affaire Justine Vayrac : Lucas Larivée condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour viol et meurtre
Au terme de six jours d’audience et de près de six heures de délibéré, la cour d’assises de la Corrèze a rendu son verdict samedi 21 mars 2026 : Lucas Larivée est reconnu coupable du viol et du meurtre de Justine Vayrac, commis en octobre 2022. Il est condamné à trente ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté de vingt ans.
Rappel des faits : une nuit d’octobre 2022 en Corrèze
Justine Vayrac avait 20 ans lorsqu’elle a disparu dans la nuit du 22 au 23 octobre 2022, après avoir passé la soirée dans une discothèque d’Objat, en Corrèze. C’est au cours de cette nuit qu’elle avait rencontré Lucas Larivée, alors âgé de 21 ans. La jeune femme n’était jamais rentrée chez elle.
Son corps avait été découvert plusieurs jours plus tard, dissimulé dans le coffre d’un véhicule abandonné non loin du domicile familial de l’accusé. L’autopsie avait permis d’établir les causes de la mort et de confirmer les faits de violences subis par la victime avant son décès.
Lucas Larivée avait été interpellé et placé en garde à vue dans les jours suivant la disparition. Mis en examen pour viol et meurtre, il avait été incarcéré dans l’attente de son procès. Pendant plus de trois ans, l’instruction judiciaire avait minutieusement reconstitué le déroulé des événements, avant que l’affaire soit renvoyée devant la cour d’assises de la Corrèze pour y être jugée.
Un verdict prononcé en fin de soirée
C’est à 22 h 15 que la présidente de la cour d’assises de la Corrèze a solennellement annoncé la décision, relate France Info. Après plusieurs heures de délibérations entre les magistrats professionnels et les jurés populaires, la peine retenue est de trente ans de réclusion criminelle, accompagnée d’une période de sûreté de vingt ans — signifiant que l’accusé ne pourra demander aucun aménagement de peine avant d’avoir accompli les deux tiers de sa condamnation. Un suivi socio-judiciaire d’une durée de dix ans viendra compléter cette sanction à sa libération.
Debout face à la cour au moment du prononcé, Lucas Larivée, 24 ans, n’a laissé paraître aucune émotion. À la suspension d’audience, les proches de Justine Vayrac se sont étreints, laissant libre cours à leur peine mêlée de soulagement. De leur côté, les membres de la famille de l’accusé sont restés silencieux avant qu’un bref échange s’engage entre les deux familles.
Coupable sur les deux questions principales
La cour et les jurés ont répondu positivement, à la majorité de sept voix au moins, à la première question portant sur le viol de Justine Vayrac. Ils ont ensuite confirmé, à la même majorité, que Lucas Larivée avait bien agi avec l’intention de donner la mort. La troisième question, relative à la circonstance aggravante de meurtre précédé d’un crime, a également reçu une réponse affirmative — le viol constituant ce crime préalable. En revanche, les questions portant sur des violences sans intention homicide ont été tranchées de manière à confirmer la qualification la plus grave retenue contre l’accusé.
Une peine en deçà des réquisitions
Dans la matinée, l’avocate générale Émilie Abrantes avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. Le jury a finalement opté pour une peine de sûreté de 20 ans, inférieure donc aux demandes du parquet, tout en retenant l’ensemble des qualifications criminelles poursuivies.
Sur le plan des mesures complémentaires, Lucas Larivée sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais) et se voit retirer son permis de chasse. Il dispose d’un délai de dix jours pour former appel devant la chambre criminelle compétente.
La défense réserve sa décision sur l’appel
Interrogé à l’issue de l’audience, son avocat, Me Labrousse, n’a pas annoncé de recours immédiat. Il a indiqué vouloir prendre le temps d’analyser les motifs de la décision avec son client avant de se prononcer. « La perpétuité n’a pas été retenue », a-t-il rappelé, laissant entendre que cette nuance pourrait peser dans la réflexion à venir.
La famille de Justine Vayrac appelle Ă avancer
Après l’audience, le beau-père de la victime a pris la parole devant les nombreuses personnes réunies en soutien à la famille. Remerciant tous ceux qui les ont accompagnés tout au long du procès, il a conclu par un message de mémoire et de résilience, affirmant la volonté de la famille de continuer à avancer en gardant vivant le souvenir de Justine.
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