Une femme de Villeurbanne est décédée le 20 mars 2026 après une injection illégale d’acide hyaluronique pratiquée par une influenceuse Instagram. Trois personnes sont mises en examen pour homicide involontaire dans cette affaire de médecine esthétique clandestine.

Villeurbanne : une femme meurt après une injection illégale d’acide hyaluronique, une influenceuse et deux complices mis en examen
Une habitante de Villeurbanne, dans la métropole lyonnaise, a perdu la vie le 20 mars 2026 à la suite d’une injection d’acide hyaluronique pratiquée dans des conditions non médicalisées. Une influenceuse Instagram spécialisée dans les soins esthétiques clandestins, assistée de deux complices originaires de Haute-Garonne, a été mise en examen pour homicide involontaire et exercice illégal de la médecine.
Une séance esthétique qui tourne au drame
Selon les informations du Midi libre, la victime s’était rendue dans un appartement loué pour l’occasion, transformé en cabinet de fortune, dans le but de bénéficier d’une injection destinée à raffermir son fessier. Quelques minutes après le début de la procédure, la femme a présenté des signes de détresse grave. Les secours ont été rapidement alertés, mais n’ont pu la réanimer. Le décès a été attribué à une embolie, une complication potentiellement liée à l’injection d’acide hyaluronique réalisée dans des conditions ne respectant aucune norme médicale.
Une influenceuse au cœur d’un réseau esthétique clandestin
L’auteure présumée des injections se présentait sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, comme une praticienne en soins esthétiques. Sans qualification médicale reconnue, elle proposait des prestations à un tarif attractif, ce qui lui aurait permis de dégager plusieurs centaines de milliers d’euros de revenus selon les éléments recueillis au cours de l’enquête. Elle opérait dans différentes villes, s’appuyant sur des tiers pour assurer la logistique de ses déplacements.
Deux complices venus d’Occitanie
Deux individus domiciliés en Haute-Garonne — l’un à Flourens, l’autre à Revel — auraient joué un rôle actif dans l’organisation de ces activités. Leur mission consistait à prendre en charge le transport du matériel utilisé lors des séances, ainsi que la réservation des logements temporaires servant de lieux de pratique. Leur implication a conduit le parquet de Lyon à les placer également en cause dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte à la suite du décès.
Une enquête confiée à un service spécialisé
Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire et exercice illégal de la médecine. L’affaire a été transmise à un service spécialisé dans la criminalité territoriale, chargé d’établir l’étendue exacte du réseau et d’identifier d’éventuelles autres victimes.
Un rappel sur les risques de la médecine esthétique non encadrée
L’acide hyaluronique est une substance utilisée en médecine esthétique dans un cadre strictement réglementé, sous la responsabilité de praticiens diplômés. Son injection par des personnes non habilitées expose les patients à des risques graves, dont des embolies pouvant s’avérer fatales. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement que seuls les médecins et certains professionnels de santé habilités sont autorisés à réaliser ce type d’acte.
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