À Villeneuve-Saint-Georges, une mère de famille dont la maison était occupée par des squatteurs depuis plusieurs mois a tenté de se suicider sur les voies du RER D le 30 mars. Sauvée par un passant courageux et l’intervention de la maire, elle a pu réintégrer son domicile dès le soir même. Une affaire qui illustre le calvaire des propriétaires victimes de squats dans le Val-de-Marne.

Val-de-Marne : sa maison squattée depuis des mois, une propriétaire tente de se jeter sous le RER D
Le lundi 30 mars, une mère de famille de Villeneuve-Saint-Georges a menacé de sauter sur les voies du RER D depuis la gare de la ville. La cause de son désespoir : sa maison, dont elle est propriétaire, était occupée depuis plusieurs mois par des squatteurs. Hébergée d’urgence au 115 avec ses enfants, à bout de procédures judiciaires infructueuses, elle a frôlé la mort. Un passant providentiel et l’intervention personnelle de la maire ont permis d’éviter le pire. Dans la foulée, les squatteurs ont quitté les lieux et la propriétaire a réintégré son domicile. Le drame remet en lumière le fléau des squats et des marchands de sommeil dans cette commune du Val-de-Marne.
Une maison occupée, une famille à la rue
Propriétaire d’un pavillon dans le quartier Marc-Seguin, cette habitante de Villeneuve-Saint-Georges n’avait plus accès à son propre logement depuis plusieurs mois. Des squatteurs — dont une femme accompagnée d’un enfant — s’y étaient installés et refusaient de partir. Malgré de multiples démarches judiciaires et recours en tout genre, rien n’avait abouti. Contrainte de trouver refuge au 115 avec ses enfants, la propriétaire s’était progressivement enfoncée dans le désespoir. « La justice ne fait rien, rien n’avance », répétait-elle à son entourage dans les jours précédant le drame.
Le basculement du 30 mars
En début d’après-midi ce lundi, la femme s’est rendue à la gare de Villeneuve-Saint-Georges. Elle a contourné les dispositifs de sécurité, franchi les barrières et s’est positionnée sur un poteau enjambant les rails, menaçant de sauter. Les témoins présents l’ont entendue répéter que la justice n’avait rien fait pour elle.
Policiers et pompiers ont aussitôt déployé un large périmètre de sécurité.
La SNCF a coupé l’alimentation électrique des caténaires pour écarter tout risque d’électrocution. La circulation du RER D et de la RN 6 a été partiellement interrompue, entraînant de lourdes perturbations sur le réseau ferroviaire et d’importants embouteillages aux abords de la gare.
Dendoune, le passant qui sauve une nouvelle fois
Dendoune, un habitant de Villeneuve-le-Roi, passait sur le pont au moment des faits. Ce n’était pas la première fois qu’il agissait dans une telle situation : en 2019, il avait plongé dans la Seine en pleine nuit pour sauver une femme enceinte qui venait de se jeter dans le fleuve. Le même réflexe l’a animé ce 30 mars.
Il a garé son véhicule, franchi les barrières et rejoint la femme au-dessus des voies, se plaçant directement en dessous d’elle en cas de chute. Pendant près de vingt minutes, il a cherché à la raisonner, à lui redonner espoir, lui proposant même de l’héberger avec ses enfants dans l’un de ses propres appartements. Mais la désespérée revenait sans cesse au même constat : la justice était restée sourde à sa situation.
La maire prend le mégaphone, la femme accepte de descendre
La maire de Villeneuve-Saint-Georges, Kristell Niasme (LR), a été dépêchée sur place. Elle a dialogué longuement avec la propriétaire à l’aide d’un mégaphone, lui assurant de son engagement personnel et immédiat pour débloquer la situation. Ces paroles ont fini par convaincre la femme, qui a accepté de descendre par l’échelle des pompiers.
Dans la foulée, la police municipale et des médiateurs de la commune se sont rendus directement au logement squatté. Les occupants ont expliqué avoir loué le bien à une personne qu’ils croyaient être le propriétaire légitime. Face à la présence massive des forces de l’ordre, ils ont quitté les lieux sans résistance. La police nationale a officiellement constaté leur départ. La propriétaire a fait changer les serrures dans la soirée et a pu s’installer avec ses enfants dans son domicile.
Marchands de sommeil : la mairie passe à l’offensive
Ce drame illustre un problème structurel bien identifié à Villeneuve-Saint-Georges : la prolifération des marchands de sommeil. La municipalité a engagé un bras de fer judiciaire contre ces pratiques, et les premières condamnations tombent.
Une propriétaire louant un logement via sa société civile immobilière vient d’être condamnée à huit mois de prison avec sursis, assortis de l’interdiction pendant deux ans d’exercer comme bailleur et d’acquérir un bien à usage d’habitation. Sa SCI a été condamnée à 10 000 euros d’amende pour avoir soumis des personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes. L’un des dirigeants de cette même structure a écopé de dix-huit mois de prison avec sursis pour être entré de force dans un logement occupé, avoir jeté les affaires des locataires dans la rue et leur avoir coupé l’eau et l’électricité.
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Un squatteur ca se vire manu militari et le fait que des associations de soutien aux squatteurs aient pignon sur rue est un immonde scandale à dénoncer, ces associations doivent être dissoutes séance tenante.