À Escalquens, près de Toulouse, une intervention pour violences conjugales a dégénéré samedi soir : l’individu s’est violemment attaqué aux gendarmes, obligeant l’un d’eux à ouvrir le feu. L’homme, touché à l’abdomen, a été opéré dans la nuit. Trois enquêtes sont ouvertes.

Escalquens : un gendarme ouvre le feu sur un homme violent lors d’une intervention pour violences conjugales
Samedi soir près de Toulouse, une patrouille de gendarmerie appelée pour des violences conjugales s’est retrouvée face à un homme déchaîné. Pris à partie physiquement, un sous-officier a fait usage de son arme. L’individu, blessé par balle à l’abdomen, a été opéré en urgence. Son état s’est stabilisé ce dimanche. Trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes.
Un appel pour violences conjugales qui bascule
C’est en fin d’après-midi, samedi, qu’une patrouille de la compagnie de gendarmerie de Villefranche-de-Lauragais est dépêchée au domicile d’un homme de 38 ans, à Escalquens, commune située à l’est de Toulouse. Le signalement fait état de soupçons de violences intrafamiliales. À leur arrivée, les militaires se retrouvent face à un individu décrit comme très corpulent, en état de grande agitation, possiblement sous l’influence de l’alcool et d’autres substances.
Sans laisser le temps aux gendarmes d’intervenir, l’homme se jette sur eux et les frappe à plusieurs reprises. Pour tenter de le maîtriser, l’un des militaires fait usage de son pistolet à impulsion électrique. L’arme reste sans effet.
Le taser inopérant, le gendarme sort son arme de service
Face à la violence des coups et à l’incapacité à neutraliser l’individu autrement, un sous-officier ordonne à plusieurs reprises à l’homme de cesser son agression. L’individu ne s’arrête pas. Dans la confusion, le gendarme ouvre le feu. Une seule balle atteint l’homme à l’abdomen, relate La Dépêche.
Le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, confirme la chronologie des faits et souligne la dangerosité de la situation à laquelle ont été confrontés les militaires ce soir-là .
Une prise en charge médicale rapide, un pronostic stabilisé
Les secours du Smur 31, appuyés par les pompiers, interviennent rapidement. L’homme est médicalisé sur place avant d’être transporté en urgence absolue au service de déchocage de l’hôpital Rangueil, à Toulouse. Opéré dans la nuit pour une plaie abdominale sévère, son pronostic vital était sérieusement engagé dans les heures qui ont suivi les faits.
Ce dimanche matin, le procureur Charmatz se veut plus rassurant : l’état du blessé s’est stabilisé et les médecins se montrent désormais moins pessimistes quant à son évolution.
Trois enquĂŞtes ouvertes par le parquet de Toulouse
Le parquet a ouvert trois procédures distinctes. La première porte sur l’usage de l’arme par le sous-officier : confiée à la section de recherches de Toulouse, elle devrait rapidement conduire au placement en garde à vue de la gendarme ayant fait feu. Très choquée dans les heures suivant l’intervention, elle a été prise en charge par les secours. Son collègue, lui aussi violemment agressé, sera également auditionné.
Les deux autres enquêtes concernent respectivement les violences conjugales à l’origine de l’appel et les violences commises sur les militaires. Ces dossiers ont été transmis à la brigade de recherches de la compagnie de Toulouse-Saint-Michel. Le procureur précise que l’individu ne serait a priori pas connu pour des faits similaires, mais que des vérifications sont encore en cours.
(Merci Yann Bourguignon)
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