Maroc, Algérie, Israël… Une note confidentielle de l’OCLCO révèle les destinations privilégiées des 3 600 fugitifs recherchés par la justice française via Interpol.

Fugitifs recherchés par la France : Maroc et Algérie en tête, selon une note confidentielle de la police judiciaire
Une note interne de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité Organisée dresse pour la première fois un panorama précis des pays où se réfugient les criminels les plus recherchés de France. Le Maroc et l’Algérie dominent ce classement, révélant les failles d’un système d’extradition internationalement limité.
Une cartographie inédite des refuges criminels
Selon les informations de RTL, la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF), rattachée à l’Office Central de Lutte contre la Criminalité Organisée (OCLCO), a procédé à une analyse exhaustive des 3 600 notices rouges actuellement en circulation sur la plateforme sécurisée d’Interpol, dite I24/7. Le résultat de ce travail de renseignement, consigné dans une note datée du 4 mai, dresse un tableau précis et inédit des destinations vers lesquelles les criminels recherchés par la justice française choisissent de fuir.
Ce document confidentiel identifie les cinq pays les plus fréquentés : le Maroc (218 fugitifs présumés), l’Algérie (124), Israël (87), la Tunisie (59) et les Émirats Arabes Unis (48). Ces chiffres traduisent une réalité préoccupante : des individus condamnés ou sous mandat d’arrêt parviennent à administrer leurs réseaux criminels depuis l’étranger, parfois en toute quiétude.
Maroc et Algérie : deux profils criminels distincts
Si le Maroc concentre le plus grand nombre de fugitifs présumés, leur profil révèle une forte dominante liée au trafic de stupéfiants, qui représente 49% des infractions reprochées. La criminalité organisée au sens large en constitue 27%, tandis que les délits économiques et financiers n’en représentent que 11%.
En Algérie, la physionomie est sensiblement différente. Près de la moitié des individus recherchés (47%) le sont pour des infractions de droit commun. La criminalité organisée hors stupéfiants représente 25% des cas, et les infractions liées aux drogues, 21%. Ce profil suggère une présence plus hétérogène que celle constatée au Maroc, où le narcotrafic structure nettement la délinquance des fugitifs.
Israël et Émirats : des havres pour la criminalité financière
Deux destinations se distinguent par leur attractivité auprès des criminels en col blanc. Les Émirats Arabes Unis et Israël concentrent une proportion très élevée de fugitifs poursuivis pour des infractions économiques ou financières : respectivement 38% et 91% des individus soupçonnés de s’y être établis. Ces chiffres illustrent le rôle que jouent certaines places financières internationales dans la dissimulation de patrimoines mal acquis et le blanchiment d’argent.
Un classement qui s’étend au-delà du bassin méditerranéen
Au-delà des cinq premières destinations, la note recense d’autres pays significatifs. La Turquie figure en sixième position avec 41 notices rouges actives, suivie du Royaume-Uni (34), du Sénégal (21), des États-Unis (20), puis de la Serbie et de la Thaïlande, à égalité en dixième position avec 17 notices chacune. Cette géographie variée témoigne de la capacité des réseaux criminels à s’adapter et à diversifier leurs bases arrière à l’échelle mondiale.
La France face au défi de l’extradition
Face à ce constat, les enquêteurs soulignent une contrainte juridique majeure : la très grande majorité des États refusent d’extrader leurs propres ressortissants — pratique à laquelle la France elle-même ne déroge pas. Ce principe, ancré dans de nombreux droits nationaux, constitue un obstacle structurel à l’arrestation des fugitifs.
Pour contourner cet écueil, la Direction Nationale de la Police Judiciaire (DNPJ) a décidé d’établir une liste de cibles dites « d’intérêt prioritaire ». L’objectif est de concentrer les ressources opérationnelles sur ces individus afin d’identifier des leviers d’action concrets. La note insiste sur un enjeu central : faire reculer le sentiment d’impunité qui gangrène la lutte contre le narcotrafic, en démontrant que la fuite à l’étranger ne constitue pas une protection définitive.
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Tant qu’à faire, autant leur renvoyer tous leurs criminels sans papier et binationaux comme ça ils les garderont s’il n’ont pas droit à l’extradition.
Renvoyons les shits à leur shithole.