Une grenade lacrymogène a explosé accidentellement au commissariat d’Évry lors d’un inventaire de la BAC. Le rez-de-chaussée évacué, aucun blessé à déplorer.

Évry : une grenade lacrymogène explose accidentellement dans le commissariat, le bâtiment partiellement évacué
Une grenade lacrymogène s’est déclenchée par inadvertance au sein du commissariat d’Évry-Courcouronnes, dans l’Essonne, lors d’une vérification de matériel par des agents de la BAC. L’incident a provoqué un important dégagement de gaz et l’évacuation d’une partie du bâtiment. Aucun blessé n’est à signaler.
Une goupille qui se retire au mauvais moment
C’est en milieu de matinée, jeudi, que l’incident s’est produit dans les locaux du commissariat d’Évry-Courcouronnes. Des fonctionnaires de la Brigade anti-criminalité (BAC) procédaient alors à une revue de leur dotation en matériel, exercice courant destiné à s’assurer du bon état de l’équipement opérationnel. Mais la procédure a rapidement tourné au désagrément : alors que le matériel se trouvait encore rangé dans un sac, la goupille d’une grenade lacrymogène s’est retirée accidentellement, entraînant son activation involontaire, relate Le Parisien.
Un nuage de gaz envahit le rez-de-chaussée
La grenade en cause est un modèle de type MP7, engin couramment utilisé par les forces de l’ordre pour disperser les rassemblements lors d’émeutes, de manifestations ou d’épisodes de violences urbaines. Son déclenchement inopiné a libéré une importante quantité de gaz lacrymogène à l’intérieur des locaux. Un épais nuage de fumée s’est rapidement propagé, déclenchant l’alarme incendie et contraignant les personnels présents au rez-de-chaussée à évacuer les lieux dans l’urgence. Des témoins sur place ont décrit une scène de forte agitation, sans pour autant parler d’affolement généralisé. Chacun a bien compris qu’il s’agissait d’un accident et non d’un acte délibéré.
Intervention des pompiers, puis retour à la normale
Les sapeurs-pompiers ont été appelés en renfort pour ventiler les pièces envahies par le gaz. Leurs opérations ont permis d’assainir rapidement les locaux, et l’ensemble du personnel a pu réintégrer le bâtiment sans délai. Aucune blessure physique n’a été constatée parmi les agents présents ce jour-là.
Une dizaine d’autres grenades endommagées découvertes
Au-delà de la grenade accidentellement activée, l’inventaire a également mis au jour une situation préoccupante dans l’armurerie : une dizaine d’autres engins — grenades lacrymogènes ou de désencerclement — ont été retrouvés dans un état dégradé, bien que non amorcés. Ces dommages seraient liés à l’usure générée par des manipulations répétées et un usage fréquent sur le terrain. Les goupilles de ce type de matériel peuvent en effet se fragiliser avec le temps, augmentant le risque d’un déclenchement involontaire.
Un inventaire complet prévu pour prévenir tout nouvel incident
À la suite de cet accident, une revue exhaustive de l’ensemble du matériel pyrotechnique de l’armurerie a été décidée. L’objectif est d’identifier et d’écarter tout engin dont l’état pourrait présenter un danger, afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise au sein du commissariat.
(Merci Patrick)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





