Le procès d’un braquage de boutique SFR à Alès repoussé à novembre : l’avocat de la défense est lui-même incarcéré pour des liens avec la DZ Mafia.

Alès : le procès d’un braquage de boutique SFR repoussé à novembre, l’avocat de la défense est en prison
Prévu en juin, le procès du braquage d’une boutique SFR d’Alès vient d’être renvoyé à novembre pour une raison sans précédent : l’un des avocats de la défense est lui-même placé en détention provisoire, soupçonné de liens avec une organisation criminelle.
Une situation judiciaire inédite dans le Gard
Le tribunal correctionnel d’Alès devait examiner cette semaine une affaire de braquage remontant à 2021. Mais, selon les informations du Midi libre, l’audience n’a pas pu se tenir. La raison invoquée n’a rien d’ordinaire : le conseil juridique de l’un des prévenus se trouve actuellement derrière les barreaux, rendant toute comparution impossible dans les conditions normales du droit à la défense.
L’avocat en question, Kamel Aïssaoui, exerce dans la région lyonnaise. Il a été interpellé en mars 2026 dans le cadre d’un vaste coup de filet ayant conduit à l’arrestation de 42 personnes. Les enquêteurs lui reprochent d’avoir fait parvenir à des détenus membres de la DZ Mafia un téléphone portable, des liquidités et divers objets. Mis en examen et écroué, il est notamment suspecté d’avoir ouvert une ligne téléphonique au nom de l’un des dirigeants de cette organisation criminelle.
Trois prévenus, deux déjà incarcérés
La situation des accusés eux-mêmes complique encore davantage l’organisation du procès. Le principal prévenu totalise pas moins de treize condamnations à son casier judiciaire. Un second membre du trio cumule quatre condamnations pour vol aggravé en état de récidive et se trouve également incarcéré pour d’autres faits à caractère criminel. Face à ces incarcérations simultanées — tant du côté de la défense que de celui des accusés — le tribunal n’a eu d’autre choix que de fixer une nouvelle date à novembre 2026.
Un braquage commis en plein matin à Alès en 2021
Les faits jugés remontent au printemps 2021. Trois individus, âgés à l’époque de 20 à 25 ans, avaient ciblé la boutique SFR d’Alès peu après son ouverture, vers 10 heures du matin. Habillés entièrement en noir et munis d’une bombe lacrymogène, ils avaient intimidé les clients présents avant de contraindre le personnel à ouvrir les vitrines d’exposition. Le butin emporté, essentiellement des téléphones mobiles, représentait un préjudice estimé à plus de 45 000 euros. Les trois hommes avaient été interpellés quelques heures seulement après les faits. Cinq ans plus tard, leur comparution devant la justice prend un tour inattendu, rythmé par les démêlés judiciaires de leur propre conseil.
(Merci Rudy van Cappellen)
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