19 receleurs interpellés, 6 kg de lingots d’or, 36 montres de luxe et 129 000 € en espèces saisis : retour sur une opération franco-belge d’envergure.

Lingots enterrés, montres cachées, or écoulé à Anvers : un réseau de recel franco-belge démantelé
Une opération judiciaire coordonnée entre la France et la Belgique a permis de démanteler un réseau spécialisé dans le recel de bijoux et de métaux précieux. Dix-neuf suspects ont été interpellés, tandis que les enquêteurs ont mis la main sur un butin considérable dissimulé dans des cachettes insolites.
Une organisation rodée entre la Seine-Saint-Denis et Anvers
Tout partait de Seine-Saint-Denis. Des individus effectuaient régulièrement des trajets vers la Belgique pour écouler des biens volés — bijoux, pièces d’or, montres de luxe — auprès de joailleries établies à Anvers, capitale mondiale du diamant. Un circuit bien huilé, qui a fonctionné suffisamment longtemps pour accumuler un stock de valeur considérable avant d’être mis à nu par les enquêteurs.
Des cachettes dignes d’un roman policier
La perquisition a réservé plusieurs surprises. Quinze montres de luxe ont été retrouvées enterrées sous une terrasse et dans un jardin, tandis que six autres étaient dissimulées derrière une cheminée — vingt et une au total dans cette seule cachette. Les enquêteurs ont également exhumé trente-cinq pièces d’or enfouies dans le sol, ainsi que six kilogrammes de lingots d’or estimés à environ 700 000 euros. Le tableau est complété par plus de deux kilogrammes de bijoux et pierres précieuses, ainsi que 129 000 euros en espèces.
Au total, trente-six montres de luxe ont été saisies dans le cadre de cette opération, illustrant l’ampleur et la sophistication du réseau démantelé.
Une opération judiciaire coordonnée à l’échelle européenne
Le démantèlement de ce réseau est le fruit d’un travail de longue haleine mené sous l’égide de la JIRS (Juridiction Interrégionale Spécialisée) de Paris, en lien étroit avec les autorités judiciaires belges de Charleroi et d’Anvers. Eurojust, l’agence européenne de coopération judiciaire, a apporté son concours à la coordination transfrontalière de l’enquête. Sur le terrain, les investigations ont été conduites par les gendarmes de la Section de Recherches de Versailles, dont le travail s’est avéré déterminant pour identifier les membres du réseau.
Dix-neuf interpellations au terme de l’enquête
Au terme de l’opération, dix-neuf receleurs d’or et de bijoux ont été interpellés simultanément des deux côtés de la frontière. Cette action synchronisée témoigne du niveau de coopération atteint entre les services judiciaires français et belges, et illustre la capacité des autorités européennes à agir de concert face à des réseaux criminels organisés qui exploitent la libre circulation pour échapper aux contrôles nationaux.
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