La cour d’assises du Tarn a condamné un sexagénaire à 20 ans de réclusion pour viols répétés sur une enfant, commis alors qu’il était sous bracelet électronique pour des faits similaires.

Tarn : 20 ans de réclusion pour un récidiviste pédocriminel qui sévissait sous bracelet électronique
Un homme de 64 ans a été condamné par la cour d’assises du Tarn à vingt années de réclusion criminelle pour des viols et agressions sexuelles répétés commis sur une enfant entre 2011 et 2016. Accablant : au moment des faits, il était déjà placé sous bracelet électronique pour des infractions sexuelles similaires.
Un verdict lourd au terme de trois jours d’audience
Au terme de trois jours de procès éprouvants, les jurés de la cour d’assises du Tarn ont rendu leur verdict jeudi, relate Le Midi libre. Stéphane L., sexagénaire de 64 ans, a été reconnu coupable de viols et agressions sexuelles aggravés commis de manière répétée entre 2011 et 2016 sur la petite-fille de sa compagne, désignée sous le prénom de Cindy. Les faits ont débuté alors que la victime n’avait que 6 ans et se sont prolongés jusqu’à ses 11 ans. La peine prononcée, 20 ans de réclusion criminelle, correspond exactement aux réquisitions formulées la veille par l’avocate générale.
Sous bracelet électronique au moment des faits
Ce qui aggrave considérablement ce dossier, c’est le contexte judiciaire dans lequel ces crimes ont été perpétrés. Au moment où il s’en prenait à cette fillette, Stéphane L. était placé sous surveillance électronique à la suite d’une précédente condamnation en 2013 pour agressions sexuelles commis sur sa propre fille et sa belle-fille. Les enquêteurs ont relevé une similitude troublante dans le mode opératoire entre ces deux affaires. L’accusé se trouvait donc en état de récidive légale, une circonstance qui a pesé lourdement dans l’appréciation des jurés.
Une victime qui a brisé le silence cinq ans après
Cindy a attendu cinq longues années avant de trouver la force de pousser la porte d’un commissariat. Lors de l’audience, cette jeune femme de 21 ans a témoigné avec une intensité bouleversante, exprimant devant les jurés le traumatisme profond qui continue de marquer son existence. Face à elle, Stéphane L. a maintenu une attitude froide et a nié l’ensemble des faits. Il a même tenté de faire porter la responsabilité des abus sur le demi-frère de la victime, une stratégie de diversion qui n’a convaincu ni le tribunal ni les parties civiles.
La justice a tranché face à un profil de prédateur récidiviste
L’avocate générale avait insisté sur la nécessité d’une peine à la mesure des destructions psychologiques infligées à la victime et du profil clairement récidiviste de l’accusé. La cour a suivi ce raisonnement. Si le verdict ne saurait effacer les traumatismes d’une enfance brisée, il marque une reconnaissance judiciaire du parcours de Cindy et une réponse ferme de la justice face à la pédocriminalité en récidive.
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