Près de Montargis, un policier a tiré quatre fois sur un fourgon suspecté de contrebande de tabac. L’IGPN est saisie pour établir les faits.

Tirs policiers près de Montargis : l’IGPN saisie après un contrôle qui dégénère
Jeudi 16 juillet 2026, en fin d’après-midi, un policier du commissariat de Montargis a fait usage de son arme de service à quatre reprises près d’un parking Intermarché à Villemandeur. Aucun blessé n’est à déplorer, mais le parquet a décidé de saisir l’Inspection générale de la police nationale pour faire la lumière sur les circonstances de cette intervention.
Un tir en pleine zone commerciale
Les faits se sont déroulés entre 17h30 et 18 heures, dans une zone commerciale habituellement fréquentée à cette heure de la journée. Un fonctionnaire de police, accompagné de deux collègues, a tiré quatre fois en direction d’un fourgon dont le conducteur aurait refusé de s’arrêter malgré les sommations.
Deux des quatre balles auraient atteint directement le véhicule, sans toutefois blesser son occupant. Le procureur de la République de Montargis, Christophe Salort, a confirmé qu’aucune personne n’avait été blessée par l’usage de cette arme, relate La Rep.
Une opération liée à un trafic de tabac de contrebande
Les circonstances exactes de cette présence policière restent encore floues. Selon plusieurs sources locales, les fonctionnaires se trouvaient sur place pour intercepter les auteurs présumés d’un trafic de contrebande de cigarettes. Deux fourgons, dont celui visé par les tirs, auraient été identifiés comme devant effectuer des livraisons dans ce cadre.
Le parquet de Montargis confirme qu’une enquête portant sur un trafic de tabac contrefait est bien menée par le commissariat, précisant toutefois qu’aucune interpellation n’a été effectuée à ce jour dans ce dossier. Des palettes de tabac vendu hors des circuits légaux auraient néanmoins été retrouvées dans l’un des deux véhicules concernés.
Une version du policier fragilisée par l’enquête
Le conducteur du fourgon visé a bien été interpellé immédiatement après les tirs, mais dans le cadre d’une procédure pour “refus d’obtempérer aggravé”, et non pour les faits de contrebande initialement suspectés. Le policier auteur des tirs aurait justifié son geste en expliquant s’être senti en danger de mort face au refus du conducteur de s’arrêter.
Pourtant, le procureur a annoncé le classement sans suite de l’enquête ouverte pour refus d’obtempérer, signifiant qu’aucune poursuite n’a été engagée contre le conducteur. Ce dernier, placé en garde à vue, a été relâché sans suite, un élément qui tend à fragiliser la version défendue par le fonctionnaire de police.
L’IGPN chargée de déterminer la proportionnalité des tirs
Le parquet de Montargis a confirmé que l’IGPN sera saisie dans le courant de la semaine prochaine. Cette saisine visera notamment à déterminer si l’usage de l’arme par le policier était proportionné au regard des circonstances de l’interpellation envisagée.
L’enquête devra également établir les liens exacts entre cette intervention et le dossier de trafic de tabac contrefait actuellement instruit par le commissariat de Montargis.
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Un voyou dans la nature, un policier en GAV ,saisine de l’IGPN. Je pense qu’on marche sur la tête.