Primes gelées, reclassements contestés… : les syndicats de police haussent le ton face à Laurent Nuñez. Décryptage d’un bras de fer social à Beauvau.

La police hausse le ton face à Laurent Nuñez : les dessous d’un bras de fer social
Primes gelées depuis 2019, reclassements jugés inéquitables : les syndicats de gradés et gardiens de la paix multiplient les actions ce mardi pour faire plier le ministre de l’Intérieur.
Une rentrée sous tension pour Beauvau
La mobilisation syndicale reprend de la vigueur en cette rentrée 2026. Après une rencontre jugée décevante avec Laurent Nuñez le 4 septembre, plusieurs organisations de police ont décidé de durcir le ton, chacune selon ses propres modalités d’action, relate Le Point.
Cette séquence de tension fait suite à un rendez-vous plus encourageant au mois de juin, qui avait laissé espérer des avancées sur les revendications statutaires et salariales. Le point de bascule : l’augmentation salariale accordée aux commissaires, destinée à aligner leur grille sur celle des administrateurs d’État, des directeurs d’hôpitaux ou des magistrats.
Alliance mobilise dans la rue
Le syndicat Alliance police nationale organise ce mardi un défilé partant des Champs-Élysées pour rejoindre les abords du Palais-Bourbon. Cette itinérance rappelle des rassemblements similaires, notamment ceux organisés en février 2025 et après la mort du policier Eric Masson, tué en mai 2021 lors d’une opération.
Pour l’organisation syndicale, la stratégie est éprouvée : rassembler massivement devant l’Assemblée nationale reste, selon elle, le moyen le plus efficace de faire évoluer les positions gouvernementales. Le syndicat regrette que les annonces ministérielles se limitent à des mesures déjà planifiées, sans effort budgétaire supplémentaire perceptible.
L’ISSP, prime de risque au cœur des tensions
La revalorisation de l’ISSP (indemnité de sujétion spéciale police) constitue le principal point de friction. Cette prime de risque, gelée depuis 2019 à 28,5% du traitement brut, est réclamée à hauteur de 35% par les syndicats. Elle est présentée comme la reconnaissance légitime de l’engagement des policiers face à une violence quotidienne croissante sur le terrain.
Du côté du ministère, l’entourage de Laurent Nuñez évoque une hausse de 240 millions d’euros pour la police, dans une enveloppe globale de 650 millions d’euros supplémentaires pour l’ensemble du ministère de l’Intérieur par rapport à 2026. Une somme jugée insuffisante par les syndicats, qui rappellent qu’elle doit couvrir police, gendarmerie, sécurité civile et pompiers confondus.
D’autres revendications s’ajoutent à ce dossier : extension de la prime “voie publique” aux CRS autoroutiers, réintégration de certains agents dans le dispositif de prime d’investigation, et contestation des mesures techniques de reclassement affectant la grille indiciaire.
Un1té engage un bras de fer ferme
Le syndicat Un1té a de son côté enclenché depuis le 4 septembre ce qu’il qualifie de “bras de fer ferme et courageux” avec le ministre de l’Intérieur. L’organisation a appelé ses adhérents à multiplier les opérations symboliques de “jetés de menottes” devant les commissariats, tout en poursuivant l’application du “code 1132”, qui limite les interventions aux seules missions de police secours.
Une manifestation est également organisée ce jour, place de la République en direction de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Pour ce syndicat, la revalorisation salariale des commissaires constitue un véritable point de crispation, perçu comme un signe de mépris envers les gradés et gardiens. L’écart de traitement évoqué entre les deux catégories alimente un sentiment d’injustice au sein des effectifs.
Une échéance électorale en toile de fond
Cette vague de mobilisation intervient à quelques mois des élections professionnelles prévues en fin d’année, un scrutin déterminant dans un corps de métier parmi les plus syndiqués de la fonction publique. Si certains syndicats assurent que leurs actions n’ont aucun lien avec cette échéance, d’autres organisations, comme Unsa police, y voient une manœuvre calculée en amont du vote.
Ce syndicat a d’ailleurs appelé à une mobilisation conjointe avec les pompiers le 29 septembre, réclamant l’application intégrale du protocole de 2022 et s’opposant au report de six mois de l’avancement des brigadiers-chefs.
Une pression exercée à l’approche d’échéances sensibles
Les syndicats rappellent que le gouvernement aura besoin de mobiliser pleinement ses forces de police dans les prochaines semaines, notamment pour sécuriser des événements d’ampleur nationale. Cette contrainte calendaire est présentée comme un levier de négociation supplémentaire face à Beauvau.
D’autres organisations soulignent enfin le rôle de premier plan que jouent les policiers en cas de tensions sociales plus larges, evoquant le risque d’une résurgence de mouvements de contestation similaires à celui des Gilets jaunes.
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Total soutien aux FDO
Bon courage à vous, tenez bon et TOTAL RESPECT !!!!
courage à vous , soutien aux forces de l’ordre , que ce gouvernement respecte leur travail , ainsi que les pompiers , les soignants etc..
Il y a des problèmes dans la Police et le principal est NUNEZ.
Nunez, ça rime avec Sanchez, le traitre espagnol en vacances dans une luxueuse villa pendant que les gens de Ceuta se barricadent pour survivre.